lundi 15 décembre 2014

HOT LOVE CHALLENGE

Cécile Chomin
Editions Harlequin - 2014
185 pages

Synopsis :
Hot, comme Julien, alias mon boss terriblement sexy qui est aussi l’être le plus irritant, le plus odieux et le plus détestable du monde. Julien, qui m’oblige à le vouvoyer alors qu’on s’est connu à l’époque où on était bourrés d’hormones et de boutons, et qui, accessoirement, est également l’heureux invité du mariage de ma meilleure amie Sophia. Love, parce que je suis réquisitionnée à J-7 pour aider Sophia dans les derniers préparatifs de son mariage – privilège ô combien réjouissant réservé à mon statut de témoin. Sophia est folle amoureuse de son futur mari. Et folle tout court, ce qui augure d’une semaine très, très chaotique. Surtout avec Julien dans les pattes. Challenge, comme le défi que me lance la vie pour les sept jours à venir : assurer en tant que témoin, ne pas tuer Julien. Ah, et surtout : ne pas coucher avec Julien.




Alors là, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre si vous voulez passer un bon moment de détente et de rigolade ! C’est un joli coup de cœur pour ma part ! L’auteure, Cécile Chomin, a réussi à me happer dans son histoire, narrée à la 1ère personne du singulier où l’héroïne, Lydia Dennis, semble nous prendre à témoin, nous lecteurs, de ses déboires et autres mésaventures.

Le livre est assez court et retrace une semaine dans la vie de Lydia quand elle quitte Paris pour redescendre dans le sud de la France, à Mauguio, un petit village à côté de Montpellier, où l’une de ses meilleures amies, Sophia, doit se marier et a invité toute l’ancienne bande d’amis à passer quelques jours dans le château prévu pour le mariage afin de l’aider aux très nombreux préparatifs.

Notre héroïne ne fait pas le voyage seule puisqu’elle est accompagnée de son patron, Julien, un garçon qu’elle connaît depuis qu’ils sont ados et qui est invité lui aussi…Le fait qu’ils se connaissent depuis des années n’empêche pas notre beau jeune homme autoritaire et sûr de lui d’avoir exigé de Lydia qu’ils se vouvoient et ça, depuis son premier jour d’embauche, il y a maintenant une année. On comprend très vite l’agacement que Lydia peut ressentir vis-à-vis de son ancien camarade dont elle a toujours été plus ou moins amoureuse depuis son adolescence même si celui-ci a toujours fait en sorte de mettre des barrières entre eux, caché sous du mépris et de la condescendance….Choses qui sont très mal acceptées par notre héroïne….

"J'avais une quinzaine d'années, c'était au stade de mon village où je venais rejoindre des copains. Comme tous les ados qui veulent exprimer leur virilité, il jouait au foot, et lorsqu'il s'est approché avec Paul, mon copain (pas petit ami, je précise, juste copain), je leur ai demandé (en minaudant un peu, certes, je l'admets) si ça leur disait de nous accompagner à la plage un peu plus tard. Et c'est quand il a répondu que j'ai compris à qui j'avais affaire. 

-Non merci, j'ai mieux à faire que des pâtés de sable avec des gamines. 
Oh le sale con !"

Le challenge de Lydia lors de cette semaine passée auprès de sa petite bande d’amis dans un cadre idyllique c’est de survivre entre autres, aux crises d’angoisse de la mariée mais surtout de ne pas se laisser faire par son cabot de patron qui prend un malin plaisir à la titiller et à la pousser à bout (en même temps, quand un homme fait cela à une femme, c’est qu’il attend peut-être quelque chose d’elle, n’est-ce pas ?...).

Ce que j’ai aimé dans ce livre :
Les réparties entre Lydia et Julien : C’est vraiment très drôle ! Malgré que l’on sente quand même que Lydia respecte Julien parce qu’il est son patron, cela ne l’empêche pas de lui dire ses quatre vérités quand il le faut. Mais évidemment, c’est toujours dit avec ironie et sarcasme car forcément, elle ne peut pas vraiment l’envoyer  « chier » vu que c’est lui qui lui signe sa fiche de paye tous les mois !

"Je vous présente mon patron, M. Casse-couilles. Ou plutôt M. Assèche-vagin, l'homme qui peut refroidir ma libido rien qu'en passant derrière moi".



« -Votre adaptabilité….Intéressant. Et c’est cette adaptabilité qui vous a soufflé l’excellente idée de venir à cet entretien habillée comme un témoin de mariage ?
Je vous jure que c’est ce qu’il m’a dit. Bosser avec un mec comme ça, ce doit être l’enfer. Remarquez, verser du cyanure dans sa tasse doit être un crime que même le grand Hercule Poirot couvrirait. « C’était une ordure, c’était une ordure, votre honneur ! ». Bref, comme je ne pouvais pas lui retourner une gifle, j’ai opté pour la pédagogie. Avec une pointe d’ironie, certes.
-Non, ça, c’est mon goût personnel ».

« Lydia, vous partez quand ? Vous ne rêvez pas : Après six mois il a daigner me proposer que l’on s’appelle par nos prénoms ».

« Je vais vraiment le tuer. Une nuit, j’enterrerai son corps. Je porterai des escarpins et un trench beige, comme dans les films. Malgré la pluie (c’est plus dramatique), je prendrai ma pelle et je creuserai sa tombe sans abîmer mes ongles manucurés, tandis que son cadavre patientera à côté de moi ».


L'auto-dérision de Lydia : Notamment les moment où elle nous prend, nous lecteur, à témoin dans le récit de son histoire. C'est excellent !!!!!

"A 21h15, j'arrive enfin chez moi et je m'affale littéralement sur le canapé. Et là, je sais que je vais vous décevoir mais non, il n'y a pas de chat qui vient se frotter contre mes jambes (avouez que vous l'attendiez)".


« Malgré le regard en coin de Julien, je prends discrètement le verre et bois juste une gorgée. Ah, ça fait du bien ! Non, ne me traitez pas d’alcoolique, ne me jugez pas sans savoir. Ou alors relisez bien le début de cette histoire et vous verrez qu’avec tout ce qui s’est passé, ce verre, je l’ai bien mérité ».

La petite bande d’amis : Comme ils ont tous grandit dans le même village, ils se retrouvent tous au mariage de leur amie Sophia. Cela donne une atmosphère particulière à ce livre où tout le monde se connaît plus ou moins, ou chacun a été amoureux de l’un, puis de l’autre durant l’adolescence etc…Et il y a aussi la meilleure amie de Lydia, Maïa, qui vit comme Lydia à Paris et qui va rester en contact avec elle via textos et coups de fil durant cette semaine riche en émotions !

« Voilà, c’était ça notre bande : Lydia (c’est moi), ma copine Sophia, Angie la pouffiasse, mon frère Jean, Paul, le Cyrano de Sophia, Damien, mon amoureux transi, Mathieu, mon PC (plan cul, enfin…) secret et, bien sûr, l’incontournable Julien. Julien est arrivé à Mauguio à 17 ans. Il a tout de suite sympathisé avec mon frère Jean et avec Paul. Il faut dire que le trio était fait sur le même modèle : des beaux gosses sportifs et un poil arrogants. Enfin surtout Julien : il était clair que nous ne jouions pas dans la même cour, ce qu’il ne manquait jamais de nous remarquer, ou plutôt, de me faire remarquer ».


« -Minute papillon…
-Par contre, évite de lui sortir des expressions de grand-mère.
-Ta gueule.
Maïa ne le prend pas mal une seconde et me sourit. L’insulte amicale, c’est notre mode de communication habituel. Oui, je sais, ça peut paraître bizarre, mais si vous connaissiez Maïa vous changeriez votre notion de ‘Bizarre’ ».


L’évolution de la relation entre Lydia et Julien : On se doute qu’avec ce duo qui n’arrête pas de se chamailler, la complicité est énorme (même s’ils ne veulent pas forcément se l’avouer) et à partir du moment où ils succombent l’un à l’autre physiquement, le plus dur ensuite c’est d’admettre qu’il y a peut-être autre chose de plus important entre eux qu’une simple attirance sexuelle….Et comme notre héroïne est d’un caractère très fier et n’a jamais vraiment connu le « grand amour », il ne va pas lui être facile de se laisser aller surtout que Julien est aussi difficile qu’elle en matière d’expression de ses sentiments.

Les interludes musicaux : L’auteure a eu la bonne idée d’inclure des paroles de chansons dans ses chapitres, des chansons que fredonne ou écoute l’héroïne et qui ont rapport avec ce qu’elle ressent au moment où elle « nous parle ». C’est vraiment original et vu que l’auteure est française, il y a forcément des références qui font mouche puisqu’on connaît tous les chansons qu’elle cite ! Etant moi-même une grande fan de musique, je ne peux qu’adhérer à sa manière d’appréhender les chansons et je suis d’accord avec elle sur le fait que certaines paroles parfois, collent parfaitement à ce qu’on ressent à l'instant T…..


« 'When I was your man' de Bruno Mars, dans les écouteurs. C’est triste, mais vous savez comment sont les filles : quand on est tristes, on aime bien en rajouter. Je me prends à rêver que la vie soit aussi simple que les paroles d’une chanson. Sauf que dans la vraie vie, les hommes ne sont pas des poètes ».

« C’est vendredi soir. J’ai cette chanson de Nuttea dans la tête : 'nos destins étaient liés comme dans une tragédie avec une fin à la Shakespeare, le dernier acte a sonné, simplement, j’aimerai te dire…Il y a trop peu de temps à vivre ici'….J’aime beaucoup. Ca tombe bien, j’ai l’impression que ça a été écrit pour raconter ce que je vis en ce moment. Ca ne vous arrive jamais, cette sensation qu’une chanson colle précisément à un moment de votre existence ? ».

La manière dont l'auteure, en moins de 200 pages à réussi à nous faire comprendre le contexte familiale de Lydia et notamment les relations très particulière qu'elle entretient avec ses parents. Sa mère les a abandonnés pour partir vivre avec son amant quand Lydia et son frère jumeau Jean étaient adolescents. Son père ne s'est jamais remarié depuis.


"Entendons-nous bien : j'aime mes parents. Je n'attends rien d'eux, c'est tout. Au moins, je ne suis jamais déçue".


"Le seul conseil qu'il m'ait jamais donné en matière d'homme, c'est : "S'il sait bricoler, il ne te servira à rien ; s'il est riche, c'est un fainéant !"

Puissant, non ? C'est comme ça que je sais toujours où trouver mon frère Jean : au garage avec mon père".

Pour conclure, j'ai passé un merveilleux moment aux côtés de Lydia. On se doute de la finalité de l'histoire, bien entendu, mais ce n'est pas vraiment cela le plus important dans ce livre. Ce qui m'a le plus plu, c'est vraiment l'humour décapant de l'héroïne. C'est un coup de coeur pour moi, tout simplement !





Ma note : 18,5/20


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