dimanche 30 août 2015

SARANGINS - Tome 8 : Le clan de Lucian

Emmanuelle Amadis
Les éditions Sharon Kena (2015)
256 pages

Synopsis :
Enfin, Zora a trouvé Chèile. Mais rien dans sa vie ne s’est jamais fait sans difficulté, et si Lucian est une évidence, vivre dans son peuple s’annonce compliqué. Après avoir dû se battre sur Sarang pour qu’on lui accorde le droit de s’occuper des autres plus que d’elle-même, elle va devoir apprendre à vivre dans un monde où, loin d’être vénérée, la femme est au service de l’homme. Le tempérament de Zora n’est pas fait pour plier, elle veut rester autonome et son amour pour Lucian n’y change rien, ou trop peu, pour qu’elle devienne servile.Heureusement, ce dernier accepte ses excentricités, même s’il sait que les siens auront plus de mal à s’y faire. Surtout si Zora persiste à vouloir servir d’ambassadrice auprès des Soakyls pour retrouver les promises. Lucian ne la connaît pas encore très bien, mais il sait qu’elle n’est pas particulièrement diplomate. Pourtant, il veut croire qu’ils peuvent vivre ensemble sur Soak. Il suffit juste de convaincre son chef qu’elle n’est pas une menace et, peut-être que tout finira bien.



Aah ! Mes petits Sarangins chéris ! Je les aime ces beaux extra-terrestres viriles qui ne vivent que pour le bonheur des femmes ou des femelles des planètes qu'ils visitent ! 

Emmanuelle Amadis me surprend de tomes en tomes mais je dois dire que celui-ci, ce tome 8 est un joli coup de coeur ! Ce qui me plait le plus dans "Le clan de Lucian", c'est que nous découvrons les us et coutumes d'un nouveau peuple, les Soakyls, ces êtres humanoïdes aux apparences félines dont Lucian, un mâle combattant, dominant et sauvage s'est révélé être le Chèile de Zora......Et il y a aussi le fait que nous suivons l'intégration d'une femelle Soakyl, Doraline, auprès d'un Sarangin, Célien, qui lui est destiné et que cette fois-ci, contrairement aux premiers tomes, où nous, lecteurs, découvrions les Sarangins comme un peuple étranger à la race humaine, ici, ce sont les Sarangins qui nous sont devenus hyper familiers et le challenge est de connaître et comprendre les réactions de cette jeune femelle soakyl qui semble craindre énormément les mâles, comme il est coutume dans son monde où les mâles ont la suprématie totale et les femelles ne sont pas très bien considérées et, en tout cas, n'ont pas beaucoup de droits (mais beaucoup de devoirs....)....

"-Que tu prennes pour compagne était surprenant, mais qu'elle soit capable de porter un enfant d'une autre race que la sienne est encore plus étrange. Ne crains-tu pas ce qui en résultera ? -Les Sarangins ont un métabolisme particulier qui leur permet de s'adapter aux autres races, à conditions qu'elles soient humanoïdes. Notre enfant sera probablement différent de ce que nous connaissons les uns ou les autres, mails il sera en pleine santé. -En pleine santé, mais probablement stérile, tempéra Hoviv; Nous avons déjà eu le cas de race assez semblable pour s'accoupler, leur progéniture n'est cependant pas capable d'engendrer. (...). -Ce n'est pas notre cas, le détrompa la jeune femme. -Zora n'est pas entièrement sarangin, elle est déjà le fruit d'un métissage, confia Lucian. Qu'elle puisse se reproduire montrer qu'elle ne ment pas. Hoviv leva un sourcil stupéfait, cependant, loin de se sentir gênée, Zora entama son repas, nullement embarrassée que Lucian aborde ce sujet".

"Les choses vont changer. Cela a déjà commencé, constata Lucian. Et si tu acceptes de remettre Doraline aux Sarangins, ce sera encore plus fragrant".

"Et ces yeux...Tout comme ceux de Lucian, ils étaient presque entièrement noirs, sans pupille apparente, celle-ci étant presque du même ton que l'iris, d'une chaude couleur café, malheureusement scinyillants des larmes qu'elle paraissait incapable de retenir, même si elle sanglotait plus bruyamment comme au début. Célien avait pourtant averti qu'elle risquait de se montrer exubérante, Obronca lui avait rapporté que dans leur culture, les femmes étaient plus émotives - voire excessives, selon Zora - dans l'expression de leurs sentiments, mais il n'avait pas cru que cela le remuerait autant de la voir pleurer ainsi. Elle semblait véritablement accablée par son sort, ce qui, évidemment, le mettait à la torture".

Petite remarque par rapport à la couverture de ce tome : Il y a une erreur de frappe dans le titre, en effet, c'est Sarangins et non Saranguins....Ils ont rajouté un "u"....J'espère que cette erreur sera modifiée dans les prochaines éditions de ce tome !

Pour conclure, je suis totalement conquise par ce 8ème tome de nos cher Sarangins. J'ai vraiment hâte de pouvoir lire la suite (pas de date encore annoncée au moment où je poste cette chronique). Ce qui est bien avec "Le clan de Lucian", c'est que, malgré le traitement un peu sévère (on va dire ça comme ça) que les mâles font subir à leurs femelles, on sent tout de même que les mentalités changent au contact des Sarangins et que ces êtres un peu primitifs et sauvages (autant dans leur apparence physique - ils faut rappeler qu'ils ont des traits félins à la "Cosmocat", que dans leur état d'esprit) ne sont pas contre le changement et l'évolution de leurs moeurs.....Le fait que les femelles convoitées par les Sarangins soient stériles est évidemment un plus et pèse lourd dans la balance des "négociations" puisque finalement, ces femelles ne sont pas d'une grande utilité au sein même de leur peuple, bien au contraire....Du coup, c'est une belle revanche pour elles de se retrouver face à un destin inespéré avec ces êtres venus d'une autre planète qui leur promettent un amour absolu et également une descendance....Ironie du sort, on en est même à plaindre les femelles "normales" qui ont pu se reproduire avec leurs congénères et qui, donc, sont destinées à rester des inférieures au sein de leur couple alors que si elles avaient fini avec un Sarangin, elles auraient été traitées comme des reines, je dirais même comme des déesses.....Quoiqu'il en soit, Emmanuelle Amadis a su nous créer une histoire palpitante avec des personnages remarquables et séduisants.....C'est dommage que les Sarangins n'existent pas réellement ! Franchement, je suis fan de cette saga ! Merci encore à l'auteure de réussir à nous trouver une histoire qui fasse autant rêver ! 



Ma note : 18,50/20


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1 commentaire:

  1. L’avantage d’avoir des retours de lecture aussi bien construits, c’est que cela permet de rectifier des erreurs tellement énormes qu’on ne les remarque pas. Grâce à ce blog, nous avons (enfin surtout l’illustratrice et l’éditrice, moi j’ai pas fait grand-chose) rectifié la faute dans le titre. Tous ceux qui sont sortis avant sont donc des collectors désormais, gardez-les précieusement, dans un siècle ou deux (ou dans une autre dimension) ça vaudra peut-être quelque chose (enfin si on me déclare pas complètement cinglée de mon vivant).

    À l’heure où j’écris cette petite note (ainsi que toutes celles des tomes précédents) il n’y a pas de commentaire sur le dernier tome de la série, mais c’est tout de même un véritable plaisir de savoir qu’au moins une personne a accepté de me suivre dans mon délire pendant autant de tomes, tout en ayant la patience d’en faire une critique.
    Comme je l’ai dit à plusieurs reprises c’est finalement un bon moyen de garder les pieds sur terre en mettant le doigt sur ce qui n’a pas « fonctionné » dans ce que j’essayai de faire passer, mais ce blog est aussi pour moi une petite oasis où je viens me réfugier quand je doute de ma capacité à faire passer un bon moment avec des histoires délirantes.
    Pour tout ça merci infiniment.

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