jeudi 29 septembre 2016

La mort expliquée aux enfants

Jean-Jacques Charbonier
Les éditions Tredaniel La Maisnie (2015)
196 pages

Synopsis :
Je ne te connais pas, je ne sais pas qui tu es ni quel âge tu as ; 7 ans, 12 ans, 17 ans ?... Beaucoup plus ? Peut-être es-tu très triste ? Triste comme jamais car tu viens de perdre quelqu'un que tu aimes beaucoup ou un animal qui tenait une place énorme dans ton coeur. Ou bien alors, peut-être as-tu simplement très peur que ces moments difficiles arrivent un jour. Peut-être aussi que la seule idée de mourir t'est insupportable. Je suis pourtant certain d'une chose : quand tu sauras ce que raconte ce livre, tu auras beaucoup moins peur de la mort et tu seras déjà un peu moins triste à la simple idée de perdre celles et ceux que tu aimes. » Dans cet ouvrage, le Dr Jean-Jacques Charbonier s'adresse aux enfants de tous âges pour leur expliquer la mort, la vie et la vision qu'il en a. Son propos vise également à aider les adultes à parler de la mort aux enfants, mais aussi à leur proposer une façon de comprendre ce qu'est la mort et à envisager la vie - leur vie différemment.

«Nous avons la fâcheuse habitude de vouloir tout comprendre, tout expliquer et de nier ce que nous ne comprenons pas ou que nous n’expliquons pas. On manque un peu de modestie, tu ne trouves pas ? On est à l’école maternelle et on veut déchiffrer des équations du troisième degré. Trop drôle ».

«L’auteur de cet ouvrage est néanmoins l’homme qui, quelques mois plus tôt, se moquait ouvertement des gens qui disaient avoir vécu ce genre d’expérience. Tu pourras toi aussi raconter l’histoire de ce professeur quand tu rencontreras quelqu’un qui est absolument convaincu que la vie s’arrête au moment de la mort et qu’il n’y a plus rien après. Tu lui expliqueras que l’on peut changer complètement d’avis quand on traverse ce genre d’expérience ».

Jean-Jacques Charbonier est l’un des rares professionnels de la médecine à s’exprimer clairement sur le sujet de la vie après la mort, de l’existence de l’au-delà. Je n’ai lu aucun de ses autres livres mais j’en ai beaucoup entendu parler puisque vous devez savoir – si vous suivez mon blog – que je suis particulièrement intéressée par ce sujet et que je n’ai pas besoin d’être convaincue de l’existence de l’au-delà.

Vous aurez remarqué que parler de la mort ou aux morts est particulièrement tabou dans notre pays, la France.

Parfois, rien qu’entre membres de la même famille, il est difficile d’aborder ce sujet (j’en sais quelque chose…). Et pourtant, s’il y a bien une chose que nous avons tous en commun et que nous connaîtrons tous un jour c’est bien notre propre mort et la mort des personnes qui nous sont chères.

Evidemment, libre à chacun de penser ce qu’il veut de la mort et de gérer son deuil comme il l’entend mais personnellement, je trouve qu’au-delà de la tristesse et la douleur de la séparation physique d’avec un être cher, il est plutôt rassurant de savoir que cette personne disparue existe encore quelque part, sur un autre plan, une autre dimension, et que nous serons de nouveau réunis un jour.

Bien entendu, l’au-delà est un territoire que l’on aborde petit à petit et avec des pincettes et tout comme les conquistadors du 15ème siècle découvrant les Amériques, il faut prendre son temps pour explorer ce monde inconnu, trouver des réponses aux questions que l’on voudrait poser. Cela se fait par étape, on s’avance à pas prudent dans la jungle et vous remarquerez que les gens qui ont des contacts avec l’au-delà - par exemple les médiums ou les personnes ayant vécu une NDE - sont souvent très humbles et ne font pas de prosélytisme en affirmant détenir LA vérité unique, absolue et indiscutable. Ils laissent cela aux religions…

Petite parenthèse : Les médiums, c’est comme les garagistes ou les plombiers : il y a des gens professionnels et sincères et il y a des escrocs. Ne pas mettre tout le monde dans le même panier.

Le paranormal, je m’y intéresse depuis mon enfance et personnellement, je dois dire que j’ai fait un sacré chemin depuis mon premier livre lu et chroniqué sur ce blog qui traitait de ce sujet. Je ne vais pas jusqu’à dire que j’ai enfin découvert l’Eldorado mais je reconnais que dorénavant, suite à certaines expériences et surtout beaucoup de recherche et de tentatives de raisonnement, des questionnements, des remises en cause et des explications que je pense finalement logiques je me fais une idée un peu plus précise de ce qui se passe après la mort. L’âme résiduelle, les réincarnations, les guides spirituels etc, tout le « jargon » de ce que j’engloberais comme des sujets d’Esotérisme me sont maintenant familiers.

Attention, je ne veux convaincre personne. Je ne vais convertir personne. Vous êtes libres de penser ce que vous voulez !

Seulement, au jour d’aujourd’hui, je n’ai plus peur de la mort. J’ai une petite idée de ce qui m’arrivera, de qui je retrouverai une fois que mon corps aura cessé de « fonctionner ». Evidemment, ce ne sont que des suppositions teintées d’un peu d’incertitude mais à un moment donné, il faut bien se poser clairement la question car, je le répète, nous sommes tous menés à « vivre notre mort » un jour.

Bien entendu, je crains encore beaucoup de choses sur le paranormal (car je suis une grosse trouillarde) notamment en ce qui concerne le « bas astral ». Il faut être logique et ouvrir les yeux : Si quelqu’un est mauvais, pervers dans sa vie humaine, il y a de fortes chances qu’il continue à l’être une fois qu’il n’a plus de corps physique, notamment s’il a refusé d’aller « vers la lumière » (je mets ce terme entre guillemets car il est compréhensible et « acceptable » par tout le monde…).

Un exemple qui va vous parler (et peut-être faire frémir) mais qui semble confirmé par beaucoup de spécialistes de l’au-delà : Lors de partouzes à la DSK, il y a autant de pervers qui s’activent physiquement que de voyeurs invisibles (qui furent de gros pervers quand ils étaient encore « vivants »)…..Cela fait froid dans le dos, non ? Le vice appelle le vice.

Il est entendu – toujours par les spécialistes de l’au-delà – que les défunts sont partout et nulle part. Pendant que j’écris ma chronique, il y a certainement quelqu’un qui traine à côté de moi, sur un autre plan, que je ne perçois pas. Et il y a certainement quelqu’un à côté de vous, qui lisez ma chronique…..Mais c’est comme les acariens sur notre croûte de fromage ou dans les poils de nos sourcils….tant qu’on ne les voit pas, on ne les perçoit pas, on « s’en fiche » (pourtant, vous bouffez des acariens quand vous mangez une croûte de fromage à pâte dure…Bon appétit !)…..Même chose avec les ondes magnétiques, le wi-fi etc, : ce n’est pas parce que nous ne voyons pas ces  « trucs invisibles » que cela n’existe pas…..

Alors, après cette longue parenthèse, je reviens à mon sujet principal, la chronique de ce livre qui s’adresse aux enfants et qui leur explique ce qu’est la mort d’une manière nouvelle et inédite.

Tout d’abord, je dois dire que le Dr Charbonier a raison de s’adresser aux enfants car de par leur âge, leur « innocence », ils ne sont pas forcément encore « formatés » aux croyances inculquées par leurs parents (que ce soit par la religion familiale ou l’athéisme). Malgré parfois leur très jeune âge, cela ne les empêche pas de se poser des questions sur la vie (où étaient-ils avant de naître ?) ou sur la mort surtout s’ils y ont été confrontés (sans avoir de décès dans la famille, voir le cadavre d’animal écrasé sur le bord de la route peut leur faire poser des questions sur la mort).

En s’adressant directement aux enfants, en les tutoyant dans le texte et en les prenant à partie, le Dr Charbonier tente, dans son livre, de faire passer un message plutôt positif et rassurant. Cela dit j’aurais quelques bémols sur certains points abordés dans le livre que je mettrais dans la 2ème partie de ma chronique. Mais pour le moment, passons aux choses positives que j’ai retenues de ma lecture…

Ce que j’ai aimé dans ce livre :
1#-L’étendue des sujets abordés dans le livre : Les chapitres sont certes un peu courts (le livre lui-même n’est pas très épais) mais ils ont le mérite de nous faire couvrir énormément de choses, en procédant par étapes avec des exemples concrets et très faciles à comprendre pour les enfants. Ils sont aussi très émouvants, notamment le passage consacré aux animaux...

«Tu te demandes sans doute comment je sais que les animaux ont un esprit et quelles sont les raisons qui me poussent à croire que celui-ci quitte leur corps au moment de la mort comme le fait l’esprit des humains. Ici encore, ce sont celles et ceux qui ont connu un arrêt cardiaque qui me l’ont démontré. Voici quelques extraits de leurs témoignages : « Dans ce paradis où je me suis retrouvée après mon passage dans ce que certains appellent le tunnel, j’ai retrouvé tous les chiens que j’avais élevés dans ma vie. Quand je les ai enterrés dans mon jardin, car ils sont tous enterrés chez moi, je pensais que je ne les reverrais jamais. Et pourtant ils étaient tous là pour m’accueillir et faire la fête avec moi. » Éliane B., victime d’un arrêt cardiaque lors d’une grave maladie ».

2#-Les scientifiques ne détiennent pas la vérité absolue : Quel bonheur de voir qu’un professionnel de la médecine comme le Dr Charbonier, ainsi que d’autres médecins qu’il cite dans son livre ne sont pas fermés dans leur logique scientifique et peuvent se remettre en question – et remettre en question leur corporation (il tape aussi sur la religion, rassurez-vous !). Cela me rappelle le cas flagrant de cette hypocrisie de la part des scientifiques avec l’exemple du Dr Ignace Philippe Semmelweis au XIXème siècle qui avait découvert pourquoi il y avait autant de femmes enceintes qui décédaient après leur accouchement après être passées entre les mains des médecins….Ces mêmes médecins qui manipulaient des cadavres avant d’accoucher leurs patientes et qui ne prenaient pas la peine de se désinfecter les mains...Vous voyez où je veux en venir ? Dans son livre, le Dr Charbonier montre des exemples concrets où les scientifiques peuvent se tromper et que ce que l’on croit pour une vérité acquise peut toujours évoluer dans le temps (la science a découvert l’existence des microbes invisibles à l’œil nu depuis pas si longtemps que cela)….Alors pourquoi nier catégoriquement, au nom de la science, que l’au-delà ne peut pas exister car il ne peut pas être "montré" ou "démontré" ?

«Il y a à peine quelques siècles, les scientifiques n’étaient pas très écoutés. On a longtemps considéré que tout ce que disaient les religieux était, selon la célèbre expression, « parole d’Évangile ». Cela signifie que l’on ne pouvait ni contester ni discuter ce qu’ils affirmaient. Celles et ceux qui s’y risquaient finissaient brûlés vifs sur des bûchers en pleine place publique sous les insultes des gens venus assister à ce cruel spectacle. Il faut dire que les scientifiques racontaient beaucoup de bêtises si bien que presque personne ne les croyait. Ils prétendaient entre autres choses fausses que la Terre était plate ou cylindrique, que le sang devait être enlevé du corps pour être fortifié, ils opéraient sans se laver les mains, pensaient qu’on pouvait guérir les gens en leur faisant avaler des mixtures qui finissaient par les tuer, que les îles étaient des morceaux de terre qui flottaient sur les mers, que la Lune était composée d’os et de corne et que Mars était liquide, que les étoiles étaient des trous dans le cosmos, que la Terre était au centre de l’univers et que toutes les planètes tournaient autour d’elle, que l’électricité était de la lumière compressée, que le charbon se changeait en argent une fois arrivé sur la Lune, que retirer un cheveu blanc en faisait apparaître dix, que se caresser le zizi rendait sourd, que les pensées et les souvenirs se situaient dans le liquide qui baigne le cerveau, et j’en passe des bien meilleures encore. La médecine, et la science en général, obtenait plus de mauvais résultats que de bons. Les religieux bénéficiaient de ces échecs répétés. Les gens leur accordaient toute leur confiance ; à leurs yeux, seuls eux détenaient la vérité ; ils pouvaient donc tout se permettre. Puis, progressivement, cette tendance s’est inversée. Devant les prouesses croissantes des technologies assimilées aux sciences et aux multiples services qu’elles rendent, les scientifiques ont peu à peu pris le dessus tandis que les religieux s’embourbaient dans des conflits guerriers en se massacrant entre eux. Aujourd’hui, les hommes de sciences ont le pouvoir et comptent bien le conserver. La majorité des gens pense qu’eux et eux seuls détiennent la vérité ! Nous en sommes donc arrivés à la situation suivante : pour qu’une vérité soit reconnue, il faut et il suffit qu’elle soit scientifiquement démontrée. Oui mais comment ? me demanderas-tu sans doute ».

«Les progrès de la science sont fulgurants ces dernières décennies ; on ne peut le nier. Mais a-t-elle raison de rejeter tout ce qu’elle n’est pas capable d’expliquer, de mesurer, de reproduire et de comprendre en disant que ces choses-là n’existent pas ? Je ne le pense pas car en le faisant, elle perd de nouveau toute sa crédibilité. Elle ne sera par exemple jamais capable de mesurer ou de reproduire en laboratoire la création de l’univers, les sentiments humains comme l’amitié, les émotions artistiques ou l’amour. Faudrait-il pour autant affirmer que tout cela n’existe pas ? Bien sûr que non, ce serait absurde et pas très intelligent ! Tu vois, aujourd’hui encore, la science peut se tromper sur bien des points quand elle prétend détenir à elle seule toute la vérité ».

«Eben Alexander est un professeur qui enseignait à l’université de Harvard la chirurgie du cerveau à ses étudiants. Pour en arriver là, il avait dû faire des études très longues et très difficiles, où on lui avait appris que le cerveau était cette petite boule gélatineuse dont je t’ai déjà parlé. À un certain moment de sa vie, il était persuadé que les neurones contenus dans le crâne fabriquaient toutes nos pensées et qu’au moment de la mort ces dernières disparaissaient aussitôt sans laisser aucune trace. Comme on lui avait répété cela presque tous les jours pendant plusieurs années, le béton de ses certitudes était devenu très dur et presque indestructible. Pour lui, tous ces récits de personnes qui disaient avoir connu l’au-delà pendant leur coma ou leur arrêt cardiaque étaient soit des mensonges, soit des hallucinations. Et rien ni personne n’aurait pu le faire changer d’avis. Du moins c’est ce qu’il croyait. Oui mais voilà, un jour, une grave infection due à une méchante bactérie contenue dans ses intestins attaque son cerveau et lui fait vivre une bien étrange expérience. Les neurones d’Eben Alexander ne peuvent plus fonctionner normalement car cette fameuse bactérie se multiplie dans sa tête et le plonge dans un coma très grave qui manque le tuer. Pourtant, à son réveil, le neurochirurgien raconte avoir voyagé sur une aile de papillon géant et visité des paysages magnifiques. Durant tout ce long et merveilleux périple, il est accompagné par une jeune fille au sourire charmant. Une fois guéri, une impression bizarre le poursuit ; son aventure dans l’au-delà ne ressemble ni à un rêve, ni à une hallucination. Le béton de son savoir se craquelle ; il a une sorte d’intuition et se demande : et si tout cela était vrai ? Et si son voyage avait été réel ? Il aura la confirmation de son pressentiment quatre mois plus tard lorsqu’il reconnaîtra le portrait d’une sœur décédée dont il ignorait l’existence. Il aura beaucoup de mal à cacher son émotion. Oui, le visage de la photo encadrée devant ses yeux mouillés de larmes est bel et bien celui de la jeune fille au sourire charmant ; cette douce et aimante présence qui était avec lui dans l’au-delà ; cette personne bienveillante pourtant morte depuis bien longtemps au moment de son coma. Époustouflé par cette découverte, il publie un livre qui devient un best-seller mondial. Son titre, La Preuve du paradis, en dit long sur son changement d’avis. En effet, pour Eben Alexander, le fait d’avoir rencontré cette sœur décédée pendant son expérience constitue une preuve solide. Elle était morte et il ne l’avait jamais vue avant puisque, je te le répète, il ignorait totalement son existence ! ».

3#-Le dernier chapitre : Même s’il est décrit par l’auteur lui-même comme étant « fictif », en fait, l’histoire de ces deux garçons n’en est pas moins une reconstitution assez fidèle de ce qui se passe dans l’au-delà (pour ce que j’en ai compris au fur et à mesure de mes recherches sur le sujet). Il aborde très clairement le thème de la réincarnation. Il ouvre les yeux et même si je n’avais pas besoin de cet exemple pour me convaincre, il permet en fait de répondre à certaines questions que je me posais dans mes précédentes chroniques de livres sur les médiums. A savoir, si un « paradis » existe, il doit y avoir un paquet de monde là-haut, si on commence à comptabiliser depuis les hommes préhistoriques…oui, mais voilà, c’est là qu’arrive la réponse de la réincarnation (qui est admise – acquise par un certain nombre de cultures, notamment orientale) et du coup, la boucle est bouclée....

«La réincarnation pourra aussi se faire dans un autre corps pour trouver une existence totalement différente. Les épreuves à subir seront choisies à ce moment-là. Toutes les épreuves : des plus légères aux plus lourdes. Par exemple, certains pourront choisir de naître handicapés ou dans une famille avec des parents alcooliques. D’autres préféreront avoir une vie plus courte mais qui aura un but précis pour faire évoluer d’autres personnes ; c’est le cas des enfants qui meurent très vite après leur naissance ».

«De l’autre côté, le temps n’existe pas. Il ne s’écoule pas comme dans notre dimension terrestre. Dans l’au-delà, les secondes, les minutes, les heures, les jours, les années, les siècles et les millénaires n’ont aucune signification, si bien que les réincarnations peuvent se faire à n’importe quelle époque. Si tu suis bien mon raisonnement, il y aurait donc des esprits qui pourraient se réincarner dans notre passé et d’autres dans notre futur. Oui, c’est ça, tu as bien compris ; des esprits qui ont déjà connu ce que nous réserve notre avenir seraient en mesure de se réincarner à notre époque. Comme tous les esprits, ils garderaient une certaine mémoire de ce qu’ils ont vécu. On a pu en effet constater que des personnes avaient des facultés de « visionnaires » en prévoyant ce qui allait se passer bien plus tard. Léonard de Vinci est l’illustre peintre qui, comme tu le sais sans doute, est l’auteur du célèbre portrait La Joconde. Il est mort en 1519 à l’âge de 67 ans. Cet ingénieur et inventeur de génie dessina des avions, des hélicoptères et des automobiles qui n’ont existé que plusieurs siècles plus tard. Comment cela aurait-il pu être possible sans qu’il eût connu l’époque où ces objets furent réalisés ? Chico Xavier est le médium brésilien le plus connu et le plus prolifique du xxe siècle. Il est mort le 30 juin 2002 à l’âge de 92 ans après avoir écrit plus de 400 livres. Il a notamment retranscrit des formules chimiques de médicaments qui ne furent inventés que plusieurs dizaines d’années plus tard. D’où lui venaient ces informations si ce n’est du futur ? Autre visionnaire encore, ce fameux Jules Verne, mort en 1905 après avoir écrit tous ces merveilleux romans de science-fiction totalement avant-gardistes où il était aussi question de voyage sur la Lune à bord d’une fusée ou de déplacements en sous-marin à une période où tout cela n’existait pas encore. Oui, tout cela s’expliquerait facilement si l’on acceptait l’idée que certains d’entre nous pourraient venir du futur ».

Ce que je n’ai pas aimé dans ce livre :
1#-L’évocation de Dieu : Le fait que le Dr Charbonier parle de Dieu, cela me turlupine un peu. Il ne laisse pas de libre arbitre aux enfants et il se réfère, comme les religions monothéistes à un être masculin supérieur qui dirigerait et jugerait tous les humains. Je peux comprendre que c’est peut-être plus simple pour lui pour donner des explications aux enfants mais personnellement, je pense que la « force supérieure pleine d’amour qui submerge » les gens qui ont vécu une NDE et qu'ils décrivent à leur réveil est sans doute plus complexe que le mot Dieu et ce que la plupart des gens se font de l'idée de ce Dieu….

«Dans beaucoup de cas que j’ai étudiés, un être de lumière se présente devant l’esprit. Tu veux savoir qui est cet être de lumière ? Dieu ? Sans doute. Ce sera à toi de le deviner le moment venu. Une question te sera posée. On ne te demandera pas si tu as été bon à l’école, si tu as obtenu beaucoup de diplômes, si tu as gagné beaucoup d’argent ou si tu as eu beaucoup de personnes sous tes ordres. Non, rien de tout ça. On te demandera simplement comment tu as aimé les autres et ce que tu as fait pour eux. L’amour est ce qui est le plus important quand on est de l’autre côté. Ce n’est ni la richesse matérielle, ni la reconnaissance sociale. Arrivera ensuite l’instant où une frontière apparaîtra entre un monde d’où l’on ne revient plus et celui où il est possible de faire marche arrière pour réintégrer son corps. Cette limite peut être un mur, un grillage, une haie, un buisson, une ligne blanche. Peu importe. Tous ceux qui m’ont raconté leur voyage n’ont pu la franchir. Le retour à la vie terrestre est pénible. Les gens sont tellement bien de l’autre côté qu’ils n’ont pas du tout envie de quitter ce lieu baigné d’amour. Souvent les esprits qui entourent la personne qui vit cette expérience d’aller-retour dans l’au-delà doivent vraiment insister pour la faire revenir dans son corps de chair. Certains disent être rentrés dans leur corps comme l’aurait fait une main dans un gant trop étroit ou comme s’il leur avait fallu enfiler une combinaison devenue trop petite, ou encore comme s’ils avaient été poussés dans une piscine d’eau glacée. Bref, on voit dans tous ces témoignages que le retour n’est pas aussi agréable que l’aller ! ».

2#-Livre plein de bon sens mais par forcément à lire à certaines périodes de la vie : Le sujet de la mort est hyper délicat et je pense que lire cet ouvrage à un enfant qui vient de perdre sa maman ou son papa pourrait paraître un peu « déplacé » surtout par rapport aux mentalités françaises et aux idées reçues ancrées dans nos esprits. Si l’enfant, surtout s’il est très jeune, pourra s’émerveiller et se réconforter des propos tenus dans ce livre qui lui donnent l’espoir que son papa ou sa maman est toujours à ses côtés mais invisible – et cela n’empêchera pas, de toute manière, la tristesse du manque physique de contacts - il peut susciter - à contrario - des réactions violentes de rejet pour des enfants plus âgés, des ados, notamment – qui doivent dépasser l’étape de la rage et de la colère qui fait partie du deuil. A mon avis, il est serait plus intelligent de lire ce livre en « anticipation » par rapport aux futurs décès dont l’enfant sera confronté un jour ou l’autre (dans la logique des choses, la mort du chat ou du chien de la famille, la perte des grands-parents ou arrière-grands-parents …).

Pour conclure, évoquer la mort et ce qui peut se passer après la fin de notre corps physique est un sujet plus que délicat et je dirai même que c’est totalement tabou dans notre société occidentale - et plus particulièrement française - qui semble vivre ces quelques dernières années sur une sorte d’oscillation schizophrénique où une partie de la population se dit « athée » et rejette en bloc le « surnaturel » – en traitant les médiums et autres magnétiseurs ou ceux qui disent avoir vécu des « trucs bizarres » comme des fous ou des escrocs - tout en permettant, d’un autre côté une liberté des cultes et des croyances des plus inquiétantes. Néanmoins, tout le monde doit mourir un jour et même si notre société moderne « cache » les morts, il est intéressant de lire ce livre écrit par un spécialiste reconnu de la médecine qui, de par son métier, anesthésiste réanimateur, est malheureusement parfois amené à faire face au décès de ses patients et a pu assister à des choses qui ne lui permettent plus de douter sur l’existence de l’au-delà. Le Dr Charbonier a eu raison de destiner son livre aux plus jeunes même si, à mon avis, ce livre devrait être lu par tout le monde : d’abord les enfants, qui ont, par leur nature, l’esprit encore ouvert à « tous les possibles » mais aussi les adultes curieux (et intelligents) qui s’interrogent et qui ne font pas l’autruche par rapport à tout ce qui concerne la mort, comme beaucoup de gens qui – à force de refuser l’inévitable - se retrouvent finalement complètement démunis « psychologiquement » quand la mort vient frapper à leur porte ou, plus douloureusement, à celle de leurs proches. Après, évidemment, il faut faire très attention quand on aborde le sujet de la mort, notamment auprès des adolescents qui traversent parfois des moments difficiles et sont plus ou moins fragiles et influençables et qui pourraient choisir la mort – le suicide - comme solution à leurs problèmes puisque « ça a l’air si bien de l’autre côté »….Je pourrai écrire des pages et des pages sur ce que ce livre m’inspire mais je voudrais tout de même préciser qu’il ne faut pas non plus le considérer comme la référence absolue, même si, à mon sens, il est assez bien documenté et se rapproche dans beaucoup de points à mes opinions personnelles. Mais vous comprendrez que c’est vraiment complexe d’affirmer quelque chose, de prendre pour soi le ressenti des autres. C’est comme décrire un pays. Je vais vous donner un exemple. Si je demande à mon mari ce qu’il pense de la Chine, où il est allé pour son travail, il va me décrire un pays austère, triste, aux tours immenses et à la grisaille du nuage de pollution qui plane constamment au-dessus des grandes villes. Par contre, j’ai une collègue de travail qui est allée dans ce pays en vacances et elle en est revenue enchantée et a donc eu une opinion opposée à celle de mon mari…Alors qu’il s’agissait dans les deux cas du même pays, la Chine…..Tout ça pour vous dire que vous avez TOUJOURS votre libre-arbitre, ne vous laissez pas influencer par les autres, malgré ce qu’en disent les religions ou les scientifiques, et que si vous vous intéressez un peu au sujet de l’au-delà, vous trouverez facilement des éléments de réponses, des discussions, des témoignages et des échanges d’opinions sur internet. La mort expliquée aux enfants peut déjà, en tout cas, répondre à pas mal de questions que vous vous posez ou que vos enfants peuvent vous poser sur la mort et ce serait dommage de passer à côté de ce livre. Je vous le recommande donc totalement.

Ma note : 18/20

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