jeudi 24 novembre 2016

Un souffle vers l'éternité

Patricia Darré
Les Editions J'ai lu (2012)
157 pages

Synopsis :
La première fois que « les voix » lui ont intimé l’ordre de se lever en pleine nuit et lui ont dicté leur message en écriture automatique, Patricia Darré est allée consulter un psychiatre. Eh bien non, elle n’est pas schizophrène ! Elle est seulement un « canal » entre l’au-delà et nous. Elle aide les âmes errantes à s’élever vers la Lumière. Elle aide les vivants à ne pas les retenir ici-bas en les pleurant trop, ou à régler certains contentieux avec eux. Elle pratique l’exorcisme après avoir suivi une formation pointue en la matière. Le tout gratuitement, car « l’argent tue le don ». Forte de ses expériences, elle nous explique aussi comment nous pouvons nous libérer de nos peurs, de nos attaches trop matérialistes, pour devenir les artisans de notre propre bonheur. Les temps s’y prêtent : décembre 2012 ne débouchera pas sur la fin du monde, mais sur une ère nouvelle où la science et la spiritualité, enfin réconciliées, amèneront l’homme à son accomplissement.


«Ce sont nos sociétés qui ont fait de la mort un tabou, quelque chose que l’on cache, occultant le fait que la vie se poursuit après, que nous continuons d’évoluer indéfiniment, avec le monde, avec l’univers. C’est aussi parce que cette vérité nous a été dissimulée que la mort est pour la plupart d’entre nous perçue comme un événement catastrophique. Elle a été reléguée au dernier rang de nos préoccupations, désertant notre quotidien et notre culture. Comme tout mystère qui persiste, la mort se nourrit de nos peurs, de nos angoisses, de nos culpabilités, nous laissant toujours aussi démunis quand elle frappe à notre porte. D’où la violence avec laquelle elle fait irruption dans nos vies et le fait qu’on la redoute. C’est la conception même de la mort et de la vie, celle que l’on nous a inculquée, qu’il faut changer, car celle-ci nous emprisonne dans notre mal-être. En comprenant mieux ce qu’est la mort, nous nous donnons les moyens de mieux l’accepter et, ainsi, de mieux la vivre. Cela soulage notre peine et nos douleurs quand ceux que l’on aime nous quittent, et cela rend notre propre passage dans l’au-delà plus serein ».

Patricia Darré est l’une des premières médiums que j’ai découvert quand j’ai commencé à me pencher un peu plus sur le sujet de la survie dans l’au-delà. Je suis abonnée à la chaîne Youtube de BTLV et bien évidemment, ses passages sur cette radio indépendante ne m’ont pas laissée indifférente car étant journaliste de métier, on peut dire que Patricia Darré sait parfaitement bien s’exprimer en public et tenir en haleine ses interlocuteurs.

Alors je vais vous dire, j’ai longtemps hésité avant de lire un de ses livres car il y avait des détails qui me gênaient un peu avec cette médium : 
-Tout d’abord, le fait qu’elle soit une personne « publique » qui va dans beaucoup de médias (notamment à la télévision, par exemple sur France 2)
-Ensuite parce qu’elle dit avoir eu des contacts avec Napoléon 1er et Jeanne d’Arc (rien que ça…)
-Et enfin, parce qu’elle clame haut et fort un peu partout qu’elle utilise ses dons de médiumnité « gratuitement » parce que selon elle, l’argent tue le don (c’est d’ailleurs écrit sur le synopsis du livre que je suis en train de vous chroniquer !).

«J’ai commencé mon travail de journaliste à la radio et je me suis mariée. Pendant des années, j’ai donc vécu une vie des plus normales et des plus rationnelles, loin de toute notion de médiumnité. Quand celle-ci s’est développée après mon accouchement, je savais que cela n’allait pas concrètement changer ma vie, et il n’a jamais été question pour moi d’en faire un métier. Tous les services que je rends et que j’ai rendus en tant que médium ont toujours été gratuits. L’argent, comme tout ce qui peut attiser l’intérêt personnel du médium, tue ou limite le don. Il en est ainsi car l’argent détourne le médium du sens premier de son activité qui est d’aider et de faire avancer spirituellement les morts et les vivants avec qui il rentre en contact. C’est, il me semble, une vision de la médiumnité qui respecte la pensée d’Allan Kardec, qui, au xixe siècle, a dans ses deux ouvrages, Le Livre des Esprits et Le Livre des médiums, défini avec soin ce qu’est le spiritisme et son éthique. Si la médiumnité n’a pas remis en cause mon activité professionnelle et est venue se greffer à mes autres activités quotidiennes, elle a cependant bouleversé ma vision du monde et de la réalité, ma conception de la vie et de la mort ».

Je reviendrai bien entendu sur ces détails « fâcheux » au cours de ma chronique mais avant toute chose, il faut quand même que je reconnaisse que j’ai trouvé Un souffle vers l’éternité vraiment passionnant et très instructif notamment parce que, contrairement aux autres livres de médiums que j’ai pu lire, elle n’aborde pas seulement les « gentils défunts » et autres êtres supérieurs bienveillants mais elle nous parle également (et surtout elle nous met en garde – à juste titre) contre les entités du bas astral. 

« Ce que l’on pourrait résumer comme étant les « forces de l’invisible » existent bel et bien. Cela peut effrayer tout comme cela peut s’avérer rassurant : même si nous avons reçu une éducation assez fermée sur le sujet et que nous évoluons dans une société rationaliste qui ne stimule en rien ces potentiels, nous pouvons constater que l’homme, la vie et l’univers sont bien plus extraordinaires et mystérieux que ce que le quotidien, semé d’une multitude de problèmes pragmatiques, peut nous laisser entrevoir. Ce livre a pour but d’expliquer ce que sont certaines de ces « forces de l’invisible » et une partie de ce qu’on appelle les « phénomènes paranormaux » qui y sont liés ».

En 2016, moment où j’écris ma chronique, les vidéos de chasseurs de fantômes sont très à la mode et pullulent sur Youtube et il est intéressant de rappeler à tout le monde que « jouer » avec l’au-delà n’est pas sans conséquences….Si un jour, vous avez l’envie de faire une séance de spiritisme avec des amis « pour le fun », lisez le livre de Patricia Darré qui nous relate une anecdote à vous glacer le sang….

Alors, oui, évidemment, toutes les séances de spiritisme ne finissent pas mal – j’en sais quelque chose puisqu’en ai déjà fait une (une seule et unique fois car j’ai eu la trouille de ma vie même s’il ne m’est rien arrivé de grave), quand j’avais 13/14 ans….En 1992….A cette époque-là, nous n’étions pas surinformés (internet n’existait pas) et il n’y avait que l’émission Mystère sur TF1 et Bonsoir la planète sur Skyrock avec Mahler et le médium Claude qui traitaient du surnaturel….Quoiqu’il en soit, ne faites pas de séances des spiritisme pour vous amuser ! Ni de l’écriture automatique !….

Vous ne laisseriez pas la porte de votre maison grande ouverte pour que n’importe qui entre chez vous ? Non ?...Et bien c’est pareil avec l’au-delà….En faisant ce genre d’activité spirituelle, vous ouvrez un portail pour des entités, vous devenez pour elles aussi visible qu’un phare au milieu de la nuit….Et généralement les entités qui rodent près des dimensions de la Terre ne sont pas très « élevés » spirituellement sans parler des entités profondément mauvaises….

Ce que j’ai aimé dans ce livre :
1#-La révélation de son don de médium et sa rencontre avec les bonnes personnes : Contrairement au précédent livre sur le médium Alain Joseph Bellet qui s’était fait envoyer promener par un prêtre lors de l'éveil à ses dons, Patricia Darré a eu la chance, quand elle a commencé à percevoir des « messages » de l’au-delà, (notamment de ses guides spirituels qu’elle appelle dans son livre « la hiérarchie ») de tomber sur un psychiatre compétent, qui loin de la considérer comme une future patiente, a reconnu ses capacités et lui a confirmé qu’elle ne souffrait d’aucune pathologie mentale. Je sais que ce n’est pas un cas isolé puisque le réflexe d’une personne censée est justement d’aller consulter un psy quand quelque chose « ne tourne pas rond dans la tête »….Et c’est sans doute cela qui différencie les fous des gens sains d’esprit : Les fous ne savent pas qu’ils sont fous et ne s’étonnent donc pas quand ils entendent des voix….

« Le deuxième message que j’ai reçu m’a été transmis en présence d’un psychiatre que j’étais allée consulter pour savoir si mon « baby blues » ne commençait pas à prendre des proportions inquiétantes, voire schizophréniques… M’ayant écoutée, il m’a fourni papier et stylo en me demandant, dans la mesure du possible, de reproduire ce phénomène d’écriture automatique. Contre toute attente, ma main, de nouveau sous l’impulsion d’une force invisible, s’est mise à noircir plusieurs feuilles avant de s’arrêter. Le message que nous avons alors déchiffré relatait les événements marquants de la vie du psychiatre : qui il était, son passé, ce qu’il faisait aujourd’hui, ainsi que ce qu’il allait vivre dans les mois à venir. Il a conclu la séance ainsi : « La schizophrénie ne se déclare pas du jour au lendemain, il y a des signes et des symptômes précurseurs, ce qui n’est pas votre cas. Vous êtes médium et cela n’est pas de mon ressort ! ». 

2#-A contrario, sa rencontre avec de mauvaises personnes : Quand ses capacités médiumniques ont été confirmées par le psy, l’auteure est allée consulter des médiums pour leur demander des conseils et là, ça a coincé….Du coup, suite à ces expériences fâcheuses, on peut aisément comprendre qu’ensuite l’auteure soit contre les « médiums payants » mais bon, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier….Tous les mécaniciens ou les plombiers ne sont pas des escrocs non plus, si vous voyez ce que je veux dire….Cela dit, je partage sa prudence et ses mises en garde. Généralement, les gens se tournent vers des médiums quand ils sont en souffrance psychologique, suite à un deuil…Du coup, la facilité d’être manipulé par un escroc est réelle et il faut vraiment faire attention ! Patricia Darré évoque aussi sa mauvaise expériences des gens en manque de reconnaissance qui se « déclarent » médium pour se rendre intéressants…Attention également à ces gens-là ! De toute manière, il faut toujours garder son libre arbitre et écouter ses intuitions et son propre jugement. Moi-même, dans mes chroniques, je vous parle de livres de médiums ou j’évoque les chaînes Youtube de médiums que j’aime bien….Vous n’êtes pas obligés de prendre pour argent comptant tout ce que j’écris ! Chacun est libre de penser ce qu’il veut !

«Ma deuxième démarche a donc consisté à rencontrer des médiums. Malheureusement, ceux que j’ai vus ne m’ont donné que peu de réponses satisfaisantes. À chacune de mes questions, ils m’ont répondu superstition et religion. Ils m’ont confirmé que la médiumnité permet d’établir un contact avec les morts qui se trouvent dans l’au-delà : selon eux, il y a les bons et les mauvais esprits, ensuite viennent les anges, puis les archanges et Jésus… La plupart de ces médiums sont pétris de religiosité et portent des crucifix et des médailles de la Vierge. À vrai dire, ils n’ont jamais cherché à savoir ce qu’il y a derrière les images pieuses du missel. S’ils confondent médiumnité et catholicisme, ils considèrent également qu’être médium est un statut social : donner des consultations et gagner de l’argent, cela va de soi pour eux. Après avoir interrogé plusieurs médiums, je me suis donc retrouvée à nouveau seule face à mes questions : comment peut-on être un intermédiaire avec l’au-delà ? Quel est le mystère qui se cache derrière ces communications avec les esprits ? À quoi cela sert-il ? ».

«Vivre sa médiumnité au quotidien n’est pas toujours facile. Quantité de charlatans et nombre de médiums ont complètement décrédibilisé cette pratique, et la société elle-même la rejette. Il n’est pas non plus facile d’en parler à son entourage proche. Mon mari, un avocat très rationnel, a néanmoins toujours été à l’écoute. Dès le début, il m’a fait part de son sentiment en me disant : « Je ne te vois pas plus folle qu’avant, je crois ce que tu m’en dis. La meilleure chose à faire est d’expérimenter. » Avec les autres membres de ma famille et les amis, nous en parlons finalement assez peu ».

«De nombreuses jeunes femmes viennent me voir en m’affirmant qu’elles ont des capacités médiumniques. Souvent, tout ce qu’elles désirent, c’est de pouvoir s’installer et consulter. La plupart ont la volonté d’en faire leur métier afin de gagner de l’argent et d’être perçues par les autres comme des personnes exceptionnelles, dotées d’un grand charisme. Elles s’enferment vite dans les réflexes de l’ego et se lancent dans cette aventure sans en connaître les tenants et aboutissants, ce qui ne va pas sans danger pour elles. Avoir des dispositions médiumniques et réciter quelques prières ne suffit pas, hélas, à se préserver des mauvaises expériences avec les forces de l’invisible. Être médium n’est pas un métier : mis à part la fatigue que cela entraîne et le risque de rencontres fâcheuses avec certains esprits, je pense qu’il n’est pas sain d’être tout le temps en contact avec les morts et la tristesse des familles. Le médium doit rendre des services gratuits de temps à autre, ne pas perdre pied avec la réalité et avoir d’autres activités pour se changer les idées et se ressourcer ».

3#-L’évocation du bas astral : Comme je le disais un peu plus haut, j’ai vraiment été très intéressée par les anecdotes de Paticia Darré vis-à-vis de ses « rencontres » avec des entités du bas astral. Si ce livre pouvait être lu par toutes les personnes qui souhaiteraient s’amuser à « faire du spiritisme », je pense que le monde s’en porterait vraiment mieux ! Après, évidemment, chacun fait ce qu’il veut et les adolescents, notamment, ne sont pas les derniers à faire des trucs complètement débiles pour se rendre intéressants (encore plus à notre époque actuelle avec Internet où chacun veut son heure de gloire)…Il n’empêche qu’il faut bien réfléchir avant de provoquer l’au-delà car ce n’est pas parce que notre société actuelle dénie totalement tout ce qui a pour sujet le paranormal que cela n’existe pas ….(même si, finalement, il y a beaucoup plus de gens qu’on ne le pense qui « croient aux fantômes » et qui ont déjà été confrontés à une situation « bizarre »….Sauf que généralement, les gens préfèrent ne pas l’ébruiter, de peur de passer pour des fous…Ils règlent cela discrètement avec un médium comme si cela était une chose honteuse à cacher aux yeux des autres…).

«Il s’est développé également tout un marché autour de produits dérivés et il est très facile de se procurer des pendules et des tarots divinatoires avec mode d’emploi. Tous ces produits, qui visent à faire de nous des apprentis sorciers, sont présentés comme étant des divertissements, au même titre que des jeux de société. En vérité, il ne faut pas prendre cela à la légère : l’utilisation d’un pendule, des tarots et de tout autre mode divinatoire n’est pas un acte anodin. Il s’agit bien là d’un des effets pervers du discrédit que l’on jette sur l’ésotérisme et le paranormal : comme on n’y croit pas, cela peut devenir une source d’amusement. Je voudrais avertir les lecteurs sur ce point : ces pratiques ne sont pas des divertissements et ne vont pas sans certains risques. Je rencontre ainsi beaucoup de personnes qui, après s’être amusées avec ce qu’elles considéraient comme étant des gadgets, se sont retrouvées freinées dans leur vie, avec des angoisses et des coups de déprime. Il faut, quand on aborde ces pratiques, agir en conscience, avancer avec précaution, à son rythme, et les prendre au sérieux, car elles ouvrent des portes qu’on ne sait pas toujours refermer. Et je ne parle ici que des pratiques liées au pendule et à des cartes de divination. Les séances de spiritisme forment une catégorie à part : celle des pratiques à éviter absolument (à moins d’être accompagné par un médium), car elles sont potentiellement les plus dangereuses ».

«Et je ne parle pas de ceux qui invoquent délibérément ces influences démoniaques ! Je me souviens ainsi d’un jeune qui m’avait appelée, paniqué : avec un petit groupe d’amis, ils avaient accompli des rites sataniques sur des tombes. Dans les mois qui avaient suivi, toutes les personnes présentes pendant leurs petites cérémonies étaient mortes violemment, dans des accidents de voiture, etc. Il était le seul survivant. Il avait très peur que quelque chose lui arrive, à lui aussi. J’ai fait ce que j’ai pu pour couper le lien entre lui et la « chose », mais tout de même, quelle inconscience ! Ces forces négatives existent, elles sont dangereuses et il ne faut pas les prendre à la légère et les invoquer par curiosité ou divertissement ».

4#-Un livre très bien écrit, des propos intelligents et une très bonne argumentation : L’auteure ne cherche pas à convaincre, elle relate seulement son expérience personnelle et essaye de nous interpréter ce qu’elle pense avoir compris de l’au-delà : Mais comme je l’avais déjà évoqué dans une précédente chronique, il est difficile de décrire quelque chose que l’on a partiellement aperçu et surtout, chacun interprétera ce qu’il a vu selon ses critères personnels (tout dépend du pays où l’on a grandi, de sa culture, sa religion, son âge etc…). Mais une chose que l’on ne peut pas nier sur Un souffle vers l’éternité,  c’est que c’est réellement très bien écrit et les métaphores, les explications, les analyses personnelles de l’auteure peuvent être comprises par tout le monde, même les gens qui n’y connaissent rien sur la spiritualité ou plutôt sur l’Esotérisme….On voit bien que l’auteure est journaliste de profession. C’est un livre fichtrement bien écrit, je le répète ! (et je la rejoins totalement dans un grand nombre de ses points de vue…).

«Je veux dans ce livre donner humblement quelques repères qui permettront de mieux appréhender des sujets qui nous concernent tous et qui sont d’une grande importance, même si notre civilisation les a rendus tabous et mis de côté. Cela aidera, je l’espère, le lecteur à mieux traverser certaines épreuves tout en lui permettant d’embrasser la vie avec plus de joie et de bonheur. Mais il doit garder en tête qu’il s’agit de ma vérité et non pas de la vérité, et qu’avec des ressentis nous ne pouvons faire que des hypothèses ».

«Les anges gardiens sont un sujet qui attise bien souvent l’intérêt et les passions, ils inspirent même quelquefois un certain fétichisme. Les gens voudraient connaître le nom de leurs anges gardiens, devenir amis et entretenir des grandes conversations avec eux. Quelques-uns même voudraient savoir combien de plumes ils ont à leurs ailes ! Dans mon expérience, personne n’a d’ailes – y compris dans les esprits de la Hiérarchie – et il ne sert à rien de connaître les noms de ses anges gardiens ».

«Par contre, il est utile de savoir que certains morts se relaient autour de nous pour nous protéger, ce qui leur permet également d’évoluer de leur côté. Retenons que plus on prend conscience de leur présence, plus leur aide est facilitée et efficace. À l’inverse, plus on se sent seul et démuni, plus il est difficile pour eux de nous aider ».

«Dans l’au-delà, les seules lois valables sont celles de l’évolution et de la créativité : les morts ont la capacité de créer l’environnement qui est favorable à leur évolution. Un couple d’Italiens très catholiques, qui avait perdu son fils adolescent, est venu me demander si celui-ci était « près de Dieu et de la Vierge ». J’entre en contact avec l’adolescent en question, lequel me dit : « Dieu et la Vierge, ce ne sont que des bêtises ! » Je répète le message aux parents qui me répondent : « Ah ! C’est bien lui… Il n’a pas changé ! Mais alors… il n’a pas rencontré Dieu ? » J’ai dû leur expliquer que leur fils, n’ayant pas la foi, n’a pas rencontré Dieu dans l’au-delà. Il est dans un autre espace-temps où il continue d’évoluer dans sa propre création et selon ses besoins, et que là il n’y a pas de place pour Dieu ou la Sainte Vierge puisqu’il n’y croit pas. – Mais alors… qu’est-ce qu’il fait ? – Il travaille. – Parce qu’on travaille quand on est mort ? – Oui, on est juste passé dans une autre réalité, mais la vie continue… ».

«Si nous avons du mal à percevoir les messages que nous envoie notre souffle dans notre quotidien, c’est que le monde où nous vivons nous a conditionnés à faire prévaloir le mental dans notre vie et que nous nous sommes laissés faire. Le mental est important pour organiser notre existence, pour les choses pragmatiques, nos rendez-vous, pour aller à la banque, faire nos courses, etc. Il forme une couche superficielle constituée des informations qui nous permettent de gérer notre quotidien. Mais il ne faut pas confondre le mental et l’âme : tout ce qui relève de nous, de la profondeur de chacun, de notre vérité, de notre destin, de notre essence, de nos dons, des talents que nous devons révéler relève du domaine de l’âme. On doit se tenir à l’écoute de la moindre émotion, de la moindre sensation. Or, aujourd’hui, les gens n’écoutent plus leur âme mais exclusivement leur mental. On se préoccupe beaucoup plus de savoir comment vont se dérouler nos réunions de travail, comment obtenir une augmentation de salaire et comment organiser nos vacances, par exemple, que d’écouter ce que notre âme a à nous dire. Le mental n’est plus un moyen, un instrument, il est devenu une fin, l’unique référence pour gérer tous les plans de notre vie. Il a pris une telle ampleur que toutes nos vies et nos sociétés tournent autour de lui. Nous vivons ainsi dans un leurre et nous ne savons plus pourquoi nous sommes là, car si le mental nous indique comment mettre du lait dans le café, il ne nous dit pas ce que nous faisons sur Terre et quel est le but de notre existence. Le « pourquoi » appartient à la partie plus profonde du souffle, que nous n’écoutons plus ».

5#-La distinction entre la possession et l’infiltration : Je trouve très pertinent la manière qu’a Patricia Darré de bien distinguer ces deux phénomènes. En effet, de par ma connaissance actuelle sur l’au-delà, je savais déjà qu’il y avait des défunts qui « trainaient » autour des vivants car ils n’ont pas encore passé cette dimension (pour diverses raisons mais souvent c’est parce qu’ils sont encore trop attachés à la vie « matérielle » de notre Terre). Je l’avais déjà évoqué dans une de mes précédents chroniques en prenant l’exemple des gens qui ont des addictions (alcool, sexe, drogue etc) et du coup, des défunts « non évolués » restent à leurs côtés et se nourrissent des vivants qui partagent les mêmes vices. Patricia Darré confirme mes idées en ajoutant – mais je le savais déjà – que certaines entités pompent tellement l’énergie du vivant qu’il peut en tomber malade physiquement (ou tomber en dépression). Patricia Darré appelle cela une infiltration car même si le défunt parasite le vivant, celui-ci a encore son libre arbitre et dirige sa propre vie et ses propres pensées (même si certains défunts sont assez forts pour communiquer leur mal-être et du coup, vous êtes triste vous aussi). L’avantage avec une infiltration c’est que c’est plus facile de s’en débarrasser contrairement à une possession où là, l’entité du bas-astral (pour ne pas dire « démon »), va prendre le contrôle total de l’être humain comme le cas du jeune homme belge cité dans le livre qui a fait une séance de spiritisme avec ses copains et qui revient « changé » à la maison….Ses parents ont eu raison de faire appel à la médium Patricia Darré sur ce coup-là, même si, malgré tout son talent, cela n’a pas été si facile que cela pour elle de « libérer » le jeune homme ! Quoiqu’il en soit, pour un phénomène d’infiltration (dont nous pouvons tous être victime un jour ou l’autre – sans le savoir – puisque cela passe aisément inaperçu parmi tous les maux physiques et psychosomatiques que nous fait subir le stress de notre société actuelle), et bien il n’est pas forcément nécessaire de faire appel à un médium ou un magnétiseur etc…Des méthodes de purification et de protection existent et semblent très bien fonctionner tels que la sauge, certaines pierres de protection comme l’œil de tigre ou bien encore le sel….Après, il faut savoir comment les utiliser ! (je vous invite à regarder la chaîne de Mélanie Médium sur Youtube qui a fait une vidéo à ce sujet). Et pour se protéger, il est aussi intéressant de : premièrement, faire connaissance avec ses guides spirituels et commencer à accepter le fait qu’ils sont à vos côtés et deuxièmement, imaginer une « bulle » de lumière, un cercle de protection que vous « tracez » dans votre tête et qui ferait petit à petit le tour de votre corps. Je sais, cela peut paraître totalement fou aux personnes qui liront ces lignes et qui n’ont aucune expérience sur l’au-delà mais je peux vous dire que pour ma part, cela fonctionne très bien (il va vraiment falloir que j’écrive un article un jour sur mes expériences personnelles sur l’au-delà !….Les signes envoyés par mes guides, mes paralysies du sommeil etc…). Tout ce que je peux vous dire c’est qu’il y a encore un an, j’étais passionnée par le paranormal comme je le suis depuis l’enfance, mais j’étais uniquement « spectatrice » et que c’est seulement depuis Février 2016 que j’ai commencé à m’y intéresser plus sérieusement et à faire mes propres expériences et depuis, ma vie a changé car je voulais des preuves et j’en ai eues ! 

«Le phénomène d’infiltration est facilité par toutes les pratiques qui affaiblissent les énergies subtiles de notre corps physique : des jeux vidéo stressants ou des films angoissants mais aussi et surtout l’alcool et la drogue. Les bébés, les enfants et les adolescents, parce qu’ils sont en pleine construction de leur personnalité d’un point de vue psychologique, émotionnel et affectif, sont plus fragiles et constituent des proies de choix aux phénomènes d’infiltration. Je me souviens de m’être occupée d’une fillette de cinq ans à la demande de sa mère. Cette enfant était incapable d’embrasser ses parents. En y regardant de plus près, je me suis rendu compte que la petite fille était en fait infiltrée par deux esprits errants : son oncle défunt, ainsi qu’un inconnu. Tous les deux, depuis le jour de sa naissance, la collaient et se nourrissaient de son énergie. J’ai chassé ces deux entités, et la maman m’a appelée pour me dire qu’au lendemain de mon intervention, la première chose que sa fille avait faite en se réveillant avait été de se jeter dans ses bras ».

«Souvent, des médiums viennent eux-mêmes me consulter pour que je chasse des entités qui se sont collées à eux pendant certaines de leurs pratiques. Il m’est également arrivé de chasser des entités qui s’étaient infiltrées chez des adolescents ou des adultes lors de séances de spiritisme. Je me souviens de l’un d’entre eux qui est venu m’expliquer – il avait alors trente ans – que plus jeune, à l’âge de treize ans, il avait participé à une séance de spiritisme avec des amis où, pour plaisanter, il avait donné un nom ridicule au mauvais esprit qui était présent. Cela avait suffi à ce dernier pour le choisir et l’infiltrer. L’esprit démoniaque était toujours présent, après toutes ces années, et il a fallu que je le chasse. Si, de manière générale, les infiltrations ne créent pas de grandes angoisses et ne mènent pas forcément à des dépressions, elles restent toujours des facteurs de ralentissement dans l’évolution des personnes qui les subissent. Ce phénomène reste cependant beaucoup moins grave que la possession qui, elle, est fort heureusement moins fréquente ».

«La possession est beaucoup plus dangereuse que l’infiltration et heureusement plus rare. Alors que dans l’infiltration l’esprit se nourrit de l’énergie de la personne vivante et peut l’influencer avec certaines de ses idées, dans la possession, l’entité maléfique occupe et prend entièrement le contrôle du corps de sa victime ! L’expérience est aussi traumatisante que néfaste. Ma présence physique peut rassurer, mais elle n’est pas nécessaire. Quand je pratique un exorcisme, je travaille à distance, de chez moi. La personne possédée peut se trouver à quelques kilomètres ou de l’autre côté de la planète que cela ne fait aucune différence. J’ai suivi pendant trois ans un prêtre exorciste de l’Église catholique qui utilisait, comme le veut le rituel, de l’eau bénite, des crucifix et qui prononçait de nombreuses prières en présence du possédé. La plupart du temps, ce dernier a des réactions très violentes et insulte l’exorciste. J’en ai vu se rouler par terre ou se contorsionner de manière surnaturelle ; certains pouvaient même léviter ! Mais il est possible de chasser une entité à distance, sans tous ces rituels et ces réactions physiques violentes, car, finalement, le combat pour déloger la « chose » se mène d’un point de vue énergétique : il s’agit d’un duel entre l’esprit de l’exorciste et l’esprit maléfique qui possède ». 

«Les prières peuvent accompagner la lutte, mais elles ne sont qu’un moyen qui, comme dans l’exemple de Jean, peut se révéler totalement inefficace ! Si les prières ne suffisent pas à chasser une entité, celle-ci répond cependant à un code religieux. En effet, si vous voulez exorciser un musulman ou un juif, il ne sert à rien de faire des signes de croix : il vous faudra connaître le Coran pour le musulman et le Talmud pour le juif. L’entité maléfique partage toujours l’éducation religieuse de la personne qu’elle possède. L’exorciste doit donc utiliser le langage approprié. Même si nous sommes athées, notre inconscient, comme la société dans laquelle nous vivons, est imprégné de valeurs morales spécifiques. C’est une base de données qui sert à l’exorciste pour combattre en esprit les entités maléfiques auxquelles il s’oppose ».

«Ces mauvais esprits sont dans une négativité totale. Ils ne veulent surtout pas évoluer et, à la première occasion qui leur est offerte, ils infiltrent ou possèdent les vivants. Encore faut-il, pour que cela arrive, les y inviter. À cet égard, l’exemple de Jean est criant : pourquoi pendant la séance de spiritisme s’est-il exclamé tout à coup : « Eh bien, si tu es Satan, viens donc là ! Viens me retrouver qu’on en discute ! » Ici, l’esprit maléfique a répondu à une provocation. Mais bien souvent, les personnes qui se font posséder présentent une psychologie particulière, tout un processus de mal-être et de pathologie s’est établi et développé avant la possession. Être possédé, c’est déléguer, pousser sa déresponsabilisation à son paroxysme, laisser « l’autre » prendre les rênes et se recroqueviller sous lui ».

6#-L’éveil spirituel : Les temps changent. Même en faisant abstraction de la morosité ambiante due au stress de notre société de surconsommation et aux menaces terroristes, vous aurez remarqué, si vous avez plus de 20 ans,  que le monde n’est plus comme il l’était avant….Il parait que c’est psychologique de se dire que « c’était mieux avant » mais en fait, quand je repense à la fin des années 90 et même jusqu’au milieu des années 2000, je me rend bien compte qu’à cette époque, on vivait vraiment mieux ! Et pour ce qui est du temps qui passe, sincèrement, les journées filent à vive allure, non ? Je ne sais pas si c’est parce que je suis tout le temps occupée – par le boulot, ma vie de famille etc – mais il n’empêche que les vendredis arrivent vite les mois défilent, les saisons, n’en parlons pas ! je me fais la réflexion depuis 2-3 ans que le temps s’écoule vraiment plus vite, je le ressens franchement, et ce n’est pas juste une formule banale et passe partout….Du coup, je suis contente que beaucoup de médiums – ou gens « éveillés » constatent également cet état de fait. Et Patricia Darré aussi, l’a constaté. Quant à l’éveil spirituel, forcément avec l’émergence d’internet, cela permet aux gens de discuter entre eux, de créer des groupes d’affinités, de faire des recherches plus pointues sur l’hypersensibilté, les enfants indigo etc….Le simple fait de se poser la question sur son propre éveil signifie déjà qu’il est en cours. 

«Ma médiumnité m’a donc amenée non seulement à relativiser le temps mais aussi à le considérer comme une création de notre esprit. Or, il me semble que nous entrons dans une époque particulière et que notre conception intérieure du temps se modifie : beaucoup d’entre nous avons la sensation que le temps s’accélère. Mais si notre perception du temps change, c’est que nos consciences sont également en train de changer. L’accélération du temps fait que l’on a l’impression de pouvoir faire de moins en moins de choses dans une journée. Cela nous incite à aller à l’essentiel et à nous concentrer sur l’instant présent. Comme le temps nous paraît plus court, il nous faut mettre de côté toutes considérations sur le passé et l’avenir pour nous recentrer sur nous-mêmes et ce que nous avons à faire ».

«Un certain nombre de symptômes physiques, liés à ces changements, sont ainsi à noter. Nous avons plus d’acouphènes et de démangeaisons dans les oreilles avec la sensation que celles-ci sont bouchées. Nous sommes plus sujets aux vertiges et aux étourdissements, nous avons le souffle court, plus rapide, et une impression de ne pas respirer correctement. Par moment, notre rythme cardiaque s’accélère, notre vision est plus floue. On ressent quelquefois des compressions sur le haut du crâne. Notre sommeil est perturbé et on se réveille plus souvent au milieu de la nuit. Nous sommes fréquemment fatigués, épuisés, avec un grand besoin de repos. Nous avons moins envie de nous lever le matin, les forces nous manquent, la motivation n’est pas toujours au rendez-vous, comme si on passait par des moments de vide. À l’inverse, il nous arrive d’avoir comme des extases, des bouffées mystiques, des états de contemplation. Nous rêvons éveillés, notre esprit divague avec plus de facilité et notre capacité à rester concentré diminue. Nous nous sentons plus stressés que d’habitude et nous avons des envies de changer de cadre, de déménager, de partir. Les voiles se lèvent, les masques tombent et on découvre qui on est vraiment. Les personnes qui nous entourent, ou celles qui occupent le devant de la scène publique, se révèlent telles qu’elles sont. Tous ces symptômes créent une gêne dans nos vies, mais il ne faut pas s’en inquiéter car ils ne vont pas durer. Ces perturbations sont le signe positif du changement à venir. Il n’est pas évident pour tout le monde de s’adapter à cette nouvelle énergie et on peut noter que certains font des dépressions, craquent, tombent malades, se suicident ou agressent les autres. En vérité, la meilleure chose à faire pour accompagner ces changements physiques qui nous troublent est de parler directement à son corps et lui dire : « Je constate que tu subis des transformations et que cela n’est pas facile pour toi mais je les accepte. » Plus notre esprit prend conscience de ces changements, plus il aide notre corps à les intégrer rapidement et pour le mieux ».

7#-Napoléon et le chevalier de St George : Pour la petite anecdote, l’évocation du conflit entre Napoléon et St George m’a fait sourire car justement, il n’y a pas très longtemps, j’avais écouté l’émission sur RTL « La curiosité est un vilain défaut » qui parlait des français des colonies qui avaient été un peu « zappés » de l’histoire de France malgré leur talent (rejetés à cause de leur couleur de peau, ne nous voilons pas la face…). Le Chevalier de St George y avait été évoqué de par son rang dans l’armée mais aussi sa virtuosité en musique. Ce n’est donc pas surprenant que Napoléon ait pu détester cet homme qui lui faisait certainement de l’ombre (en tout cas, du point de vue de l’empereur et de son égo surdimensionné !). Cette rancœur semble toujours présente quand Patricia Darré accepte de dialoguer avec Bonaparte et il est donc très drôle de voir que ses guides spirituels la poussent à essayer de convaincre le têtu empereur de « faire la paix » avec celui qu’il considérait comme un rival de son vivant….Je vous recommande très fortement d’écouter l’émission en podcast qui s’intitule "Les ultramarins qui ont fait l'histoire" si vous voulez en savoir un peu plus sur le chevalier de St George !


«Plus tard, ma Hiérarchie m’a dit : « Parle à Napoléon du chevalier de Saint-George et demande-lui de faire la paix. » Métis, né en Guadeloupe, le chevalier de Saint-George est un musicien et compositeur français mort en 1799. C’est quelques années après son décès, alors que le général Bonaparte était encore Premier consul, que ce dernier a demandé que toute l’œuvre musicale de Saint-George soit brûlée ».

«Dans un premier temps, Napoléon a donc refusé de faire la paix avec le chevalier de Saint-George. Puis, au cours des semaines suivantes, il a fini par admettre que ce qu’il lui avait fait n’était pas juste. La haine et le mensonge étaient autant d’obstacles à son évolution dans l’au-delà. Dans les premières communications que j’avais eues avec lui, il avait une apparence décrépite, il semblait usé, boursouflé, comme il avait dû l’être à la fin de sa vie. Mais, les mois passant, à mesure que l’occasion lui était donnée de faire la vérité sur son cas auprès de ses héritiers et que sa haine à l’égard du chevalier de Saint-George s’estompait, il a repris des forces et de l’allure. Dans les derniers échanges que nous avons eus, il a même recouvré l’éclat et la jeunesse du temps où il était Premier consul ! Certains morts, et c’est le cas de Napoléon, ne nous apparaissent dans la force de l’âge que lorsqu’ils sont devenus sereins. Bien qu’étant déjà dans l’au-delà, Napoléon devait ainsi régler certains problèmes et se débarrasser de sentiments négatifs afin de poursuivre son évolution dans d’autres sphères plus élevées et plus apaisantes. Séducteur par sa pensée et par son langage, c’est un esprit d’une grande force de caractère ».

Ce que je n’ai pas aimé dans ce livre :
L’argent tue le don : Gros bémol pour moi pour ce livre ! Je trouve un peu gonflé que Patricia Darré clame haut et fort qu’elle use de ses dons de médium « gratuitement » car sinon, son don ne fonctionnerait plus….Cela sous-entendrait-il que les médiums qui se font payer leurs prestations sont des escrocs ?...Alors ok, j’ai compris en lisant son livre qu’elle était tombée sur des médiums pas très compétents lorsqu’elle avait le plus besoin de réponses à ses questions (au moment où son don s’est révélé) mais il ne faut pas généraliser ces quelques personnes à l’attitude douteuse à l’ensemble d’une corporation...De plus, j’ai un peu de mal avec ce sous-entendu « l’argent tue le don » car il ne faut pas oublier que Patricia Darré écrit des livres à propos de la médiumnité et jusqu’à preuve du contraire, elle ne donne pas ses livres mais les vend ! Et je ne parle pas des conférences et autres interventions dans les médias…Cela m’étonnerait qu’elle fasse juste cela par pure bonté d’âme ! Le temps et l’énergie donnés à ces activités « hors professionnelles » doivent être « récompensées » d’une manière ou d’une autre ! Il faut bien payer son loyer et ses factures…..Du coup, c’est bien que Patricia Darré serve de canal médiumnique gratuitement entre un défunt et ses interlocuteurs, mais quand, par exemple, elle est monopolisée durant une longue période par Napoléon 1er qui a des choses à dire à ses descendants ou à des historiens, pendant ce temps, là, Patricia Darré ne peut pas aller à son boulot, n’est-ce pas ?! En tant que journaliste, elle a peut-être un emploi du temps plus flexible, plus « free-lance », mais ce n’est malheureusement pas le cas de tous les médiums….Parce que dire à son employeur le lundi matin : « Désolé, Patron, je ne peux pas venir travailler aujourd’hui parce que j’ai passé la nuit à faire un exorcisme dans une maison », vous vous doutez bien que cela peut paraître totalement improbable comme excuse pour ne pas aller bosser…..Et pour aller plus loin dans mes arguments, si l’on considère qu’un médium est là pour donner du réconfort, aider les personnes endeuillées qui souffrent de la perte d’un être cher, et bien alors, pourquoi les médecins et autres personnels médicaux (psychologues etc) se font payer puisqu’ils sont là pour aider les gens ?! Personne n’a choisi d’avoir un cancer, de devoir subir une opération chirurgicale et jusqu’à preuve du contraire, les médecins et notamment les chirurgiens sont très bien payer alors qu’ils ont pour fonction de sauver la vie des gens ! Bref, vous l’aurez compris, je ne suis pas du tout d’accord avec Patricia Darré quand elle dit qu’un médium devrait user de ses donc gratuitement. Cela dépend du médium et en effet, certains seront poussés par « la hiérarchie », comme elle le dit, à ne pas être payé pour « discuter » avec les morts mais il ne faut pas faire de ces cas des généralités ! Patricia Darré a le droit de penser que ses dons disparaitraient peut-être si elle était payée lors de ses consultations mais je pense qu’elle n’aurait pas dû écrire sur le dos de son livre que « l’argent tue le don »….Après, en approfondissant un peu plus ma réflexion, je me suis mise un peu à la place de l’auteure : En effet, dans son livre, et lors de ses interviews elle clame partout avoir été en contact avec des personnalités illustres de notre pays tels que Napoléon 1er ou Jeanne d’Arc. Elle affirme que les descendants de l’Empereur et des historiens ont pu confirmer qu’il n’y avait pas supercherie et que c’était bien Bonaparte qui s’adressait à eux – Non, je ne me moque pas d’elle et franchement, je suis disposée à la croire !... Après, si nous réfléchissons bien par rapport à tout ce qu’elle nous raconte dans son livre, on peut comprendre qu’ensuite elle clame haut et fort n’utiliser ses dons que de manière « gratuite » dans la mesure où déjà, rien qu’en disant qu’elle parle avec Napoléon, cela plonge directement Patricia Darré dans la caricature grotesque et entendue de ce que les gens peuvent se faire de l’idée d’un médium (évidemment je parle des gens qui n’y croient pas et se moquent de ces « fadaises »)…..Du coup, même si j’ai beaucoup aimé le contenu du livre, je suis aussi un peu gênée par la personnalité vraiment complexe de l’auteure et par sa démarche. Elle envoie des messages contradictoires qui n’aident pas forcément les français à accepter l’existence d’un au-delà et la réalité des dons des médiums. Si je prends mon cas personnel, pour illustrer mon propos, je n’ai aucun doute en tout ce qui concerne l’ésotérisme. Par contre, mon mari est un septique pur et dur…..Alors si je lui dis que j’ai lu le livre d’une médium qui s’est entretenue avec Napoléon 1er, forcément, il va me rire au nez et me redire encore une fois que ce sont des conneries !….Je n’arriverai pas à le convaincre, c’est clair et net. Vous comprendrez donc qu’il est difficile pour moi de parler d’une manière totalement enthousiaste de Un souffle vers l’éternité sans passer aux yeux de certains pour une imbécile heureuse qui semble croire qu’une journaliste a réellement discuté avec Napoléon ! (alors que tout le reste du livre est vraiment super intéressant et instructif !).
Par contre, je suis d’accord avec elle pour sa mise en garde sur le fait que ce soit suspect de la part d’un médium de multiplier les séances avec le même défunt pour le même client endeuillé….Un bon médium ne devrait pas encourager son client à toujours solliciter le défunt car celui-ci a besoin d’évoluer dans l’au-delà. C’est une histoire de bon sens. Donc, si un médium « force » un client à revenir plusieurs fois de suite sur un temps rapproché (par exemple une fois par mois) le défunt ne peut pas se détacher des « problèmes de la terre ». D’ailleurs, cela me rappelle l’anecdote d’une médium (je ne sais plus laquelle, sans doute Mélanie), qui disait qu’une cliente était allée voir plusieurs médiums sur une période de quelques semaines toujours pour parler avec son père décédé et que celui-ci, à la fin, lui avait dit clairement de le laisser tranquille ! Noudidiou !

«La responsabilité du médium qui pratique des consultations payantes est engagée dans ces cas-là, car soit il explique à sa clientèle qu’il peut être néfaste de multiplier les communications, soit l’appât du gain lui commande de n’en rien dire. C’est une des raisons pour lesquelles un médium ne doit rendre que des services gratuits. Appeler les morts en permanence, cela revient à les retenir et à entretenir les vivants dans une démarche stérile. Il faut que les vivants continuent d’aimer les défunts en respectant leur liberté, qu’ils pensent à eux avec sérénité et en gardant le sourire, et qu’ils leur dédicacent les belles choses qu’ils vivent sans eux. Je me refuse de voir deux fois la même personne pour ces raisons. La course au médium est malsaine, car elle laisse le champ libre aux charlatans et, de surcroît, elle dérange les morts. Protégeons les défunts des vivants ! »

Pour conclure, malgré quelques points divergents que je peux avoir avec l’auteure par rapport à mes propres convictions vis-à-vis de son leitmotiv « l’argent tue le don », j’ai néanmoins passé un très bon moment de lecture avec Un souffle vers l’éternité qui est vraiment très instructif et certainement le livre le plus complet que j’ai pu lire jusqu’à présent en ce qui concerne le sujet des entités du bas-astral. J’ai réellement frissonné en lisant son anecdote du  jeune homme qui se retrouve possédé suite à une séance de spiritisme….Ce livre est très bien écrit mais en même temps, vu que Patricia Darré est journaliste de profession, cela n’est guère étonnant ! Son analyse personnelle de ce que peuvent « vivre » les défunts après leur disparition physique rejoint celle de tous les médiums sérieux sur lesquels j’ai pu faire des recherches. Je recommande Un souffle vers l’éternité pour tous ceux qui sont curieux à propos de l’au-delà et qui veulent lire de nombreuses anecdotes palpitantes d’une médium qui a bien « roulé sa bosse », mais aussi aux petits rigolos qui souhaiteraient faire des séances de spiritisme ou d’écriture automatique pour s’amuser….Ce qui est écrit dans ce livre devrait vous en faire passer l’envie, croyez-moi ! Patricia Darré évoque dans son livre les thèmes majeurs de l’au-delà et nous fait part de son expérience par rapport aux sujets positifs tels que l’éveil spirituel, la loi d’attraction, les synchronicités ou les signes transmis par les guides spirituels (que chacun de nous peut recevoir, n’en doutez pas !)….Mais elle n’oublie pas non plus de nous parler des « choses » plus malsaines et néfastes qui peuplent notre monde et dont nous avons perdu le réflexe de nous protéger puisque notre société moderne a décidé de nier la possibilité de leur existence…Le seul conseil que je pourrais vous donner par rapport à Un souffle vers l’éternité c’est de ne pas le lire le soir avant de vous coucher, surtout si vous êtes d’une nature trouillarde !

«Le Brésil, les Antilles et plusieurs pays d’Afrique ont intégré ces pratiques de magie dans leur culture. Certains colons français, par exemple, ont été envoûtés en arrivant sur des terres où de tels sortilèges avaient été employés, car ils constituaient la seule arme des populations locales contre l’occupant. Après la décolonisation, de retour en métropole, des familles entières de Français ont rapporté avec elles des « malédictions » qui ont favorisé le développement de certaines maladies comme la dépression ou la schizophrénie, y compris parmi leur descendance ».

Ma note : 18,50/20

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