vendredi 13 janvier 2017

La réelle hauteur des hommes

Jo Ann Von Haff
Les Editions Hachette (Black moon) 2016
1ère édition 2014
402 pages

Synopsis :
Melanie Gordon, illustratrice célibataire et indépendante, travaille chez elle, dans un salon aux murs colorés, sur un bureau envahi de plantes et de tasses de thé. Du lundi au vendredi, chaque journée commence exactement de la même manière : en lisant le nouvel article de Littlejohn, le blogueur influent de La Réelle Hauteur des hommes. Pour elle, il est irréel et inaccessible, hors d’atteinte derrière ses chroniques intelligentes et son pseudo sans visage. Jusqu'à ce qu’elle imagine et dessine son portrait et qu’elle le poste sur son blog. Jusqu’à ce qu’il le voie, et qu’il l’appelle. À l’abri derrière leurs téléphones et leurs écrans, ils laissent une relation s’installer et rythmer peu à peu leur quotidien. Et quand l’idée de se voir fait irruption, une question se pose : leur rencontre serait-elle à la hauteur de leurs attentes ?

« Mel était une jeune femme aux innombrables rituels. Du lundi au vendredi, chaque matin commençait exactement de la même manière. Dans sa kitchenette américaine, elle mettait la bouilloire en marche avant d’allumer son ordinateur posé sur la table de travail juste derrière le canapé et lancer son lecteur de musique. Et tous les matins, sans exception, elle débutait sa journée de travail en lisant le billet de 9 heures de son blog favori. La Réelle Hauteur des hommes était comme un bon magazine : actualités, culture, sorties, voyages et relations, le tout, avec une touche très personnelle. Son auteur signait sous le pseudonyme de Littlejohn, et Mel, comme des milliers de lecteurs dans le monde entier, adorait le lire. Elle avait le béguin pour un homme dont elle n’avait jamais vu le visage, ne connaissait ni le vrai nom ni le son de la voix, mais elle était touchée par sa façon de voir le monde et par ce qu’elle percevait entre ses lignes. Parfois, elle essayait de se l’imaginer et le griffonnait au crayon gris dans son cahier de brouillon, épais comme l’annuaire. Pour elle, Littlejohn était un trentenaire aux cheveux et à la peau clairs. C’était vague mais suffisant pour qu’elle le décline en hommes de toutes les formes ».

En à peine quelques semaines, c’est la deuxième romance que je lis avec des personnages qui font d’abord connaissance virtuellement pour ensuite se rencontrer « pour de vrai »…..Si l’autre livre (Un amour inattendu) m’avait quelque peu laissée dubitative par rapport à la découverte, en même temps que l’héroïne,  des « vices cachés » de son futur amant, pour ce qui est de La réelle hauteur des hommes, en tout cas,  je dois dire que j’ai été très touchée par cette belle histoire d’amour qui sort des sentiers battus.

Vous comprendrez que je vais cacher une partie de ma chronique en zone spoilers pour éviter de vous gâcher la surprise du la découverte du « secret » du héros mais en tout cas, ce que je peux vous dire c’est que même si j’ai très rapidement compris de quoi se cacher le mystérieux blogueur « Littlejohn », j’ai néanmoins été prise dans le récit dès les premières pages car bien évidemment, j’attendais avec impatience la première rencontre physique entre nos deux personnages ! La plume de l’auteure Angolaise Jo Ann Von Haff est fluide et parsemée de jolies formules, et même si le livre est conté à la 3ème personne du singulier, on arrive parfaitement à se mettre à la place de Melanie et de Littlejohn.

« Mel devait se convaincre que Littlejohn n’existait pas. Il était juste un personnage de roman qui hantait ses lectrices pendant des semaines, voire des années, après lecture. Un peu comme Darcy. Beaucoup comme Darcy ».

Ce que j’ai aimé dans ce livre :
1#-Le caractère lumineux de Mel : Contrairement à Littlejohn qui a beaucoup morflé dans sa vie, notamment à cause de sa mère qui ne lui a rien épargné au niveau des souffrances psychologiques (putain de garce !!!), Melanie, elle, est une jeune femme vraiment ultra optimiste et solaire. D’ailleurs, sa mère est de la même trempe ! Lors de leurs premiers échanges épistolaires puis téléphoniques, Littlejohn lui-même expliquera que c’est l’humour de la jeune femme (et sa belle voix) qui l’ont charmé en premier. Melanie est une personne positive, qui voit toujours la vie du bon côté. Elle a 26 ans, et est métisse née d’une mère anglaise, rousse et pâle et d’un noir jamaïquain rencontré lors d’un voyage sur cette île quand elle avait 20 ans. Sa mère rentrera au pays avec un amoureux dans la valise et un bébé dans le ventre : notre héroïne. Au niveau mélange des cultures, le petit frère de Mel, Kieran, n’est pas en reste puisqu’il est couple avec une japonaise, Julie. L’esprit de famille est très important pour Mel qui déjeune régulièrement chez ses parents le dimanche. Elle habite seule dans un appartement ultra-coloré qui correspond bien à sa personnalité et le fait qu’elle soit illustratrice (métier de rêve que je lui envie !), contribue aussi à la préserver dans un univers fantasmagorique où les licornes galopent sur des arc-en-ciels….

« De mère anglaise et de père jamaïcain, Melanie Gordon est née à Londres, le pinceau à la main. Ou alors, c’est que sa mère, artiste-peintre et professeur d’arts plastiques, le lui a collé entre les doigts avant même le biberon. Melanie a été repérée pendant ses études aux beaux-arts grâce à son blog. Encore étudiante, elle a commencé à travailler pour l’édition et la presse. À son compte depuis deux ans, Melanie vit entourée de plantes, noyée dans des tasses de thé et submergée par des créatures magiques de tous les horizons. Et elle aime ça ».

2#-La plume de l’auteure Jo Ann Von Haff : Je dis bravo à l’auteure car franchement, certaines de ses phrases m’ont donné des frissons ! Nous ressentons énormément de sensibilité de sa part et je pressens que ce doit être une personne vraiment bienveillante. Bon après, certains aspects de cette « trop grande gentillesse » ont pu me gêner (voir dans les points négatifs de ma chronique), mais néanmoins, si je ne partage pas forcément toutes ses idées je dois bien admettre qu’elle a le chic pour toucher au cœur de tous et de nous faire comprendre la souffrance psychologique qu’a pu subir Jonathan durant toute sa vie (à cause de sa mère très cruelle).

« Ce n’est pas le célibat, le problème. C’est le silence, l’écho de ses pensées, de son propre cœur qui bat, monotone. C’est le manque de partage lorsqu’on vient de lire un livre ou de voir un documentaire, lorsqu’on a envie de parler ou de poser une question. C’est le vide, l’absence de bras qui ne nous serrent pas, de doigts qui ne nous frôlent pas, des cheveux qui ne sont pas caressés. C’est le manque de ce qui pourrait être. C’est l’absence tout court ».



3#-Le hasard de la rencontre virtuelle et son cheminement vers la réalité physique : Il faut quand même bien comprendre qu’au début, Mel est juste une lectrice assidue (pour ne pas dire une fan) du blogueur Littlejohn qui a une plume intelligente et passionnée et poste des billets d’humeur quotidiens qui ont un fort impact sur son lectorat. Comme celui-ci n’a jamais montré son visage et comme Mel est illustratrice et que c’est donc son dada de s’imaginer des personnages pour les histoires que ses clients lui sont confiés, elle va donc un jour, sur un coup de tête, dessiner Littlejohn par rapport à ses ressentis. Elle va publier ces images sur son propre blog et rapidement, cela va arriver aux oreilles de Littlejohn. On peut se douter de la surprise (et du choc) de la jeune femme quand celui-ci va l’appeler directement sur son téléphone professionnel ! (puisque Mel travaille à domicile et a ses coordonnées sur son blog, c’est sa vitrine professionnelle). J’ai adoré ce passage car imaginez-vous recevoir l’appel d’un blogueur ou d’un youtubeur que vous adorez !!! Ce doit être trop génial ! Comme le courant est bien passé entre ces deux-là, il va donc s’installer un dialogue, un contact qui va durer plusieurs semaines. Alors certes, on peut se demander pourquoi ils n’échangent pas rapidement leurs photos (Puisque le motif du premier appel de Littlejohn, c’était quand même par rapport au portrait imaginé par Mel à son sujet !)….Mais en fait, rapidement, Mel va comprendre que Littlejohn manque de confiance en lui et d’ailleurs, il n’arrête pas de se dévaloriser….

« Assise en tailleur sur son lit, elle terminait un portrait de Littlejohn : un homme grand et mince, aux cheveux rebelles, un romantique qui péchait par timidité. De tous les dessins qu’elle avait pu faire du blogueur, celui-ci se rapprochait le plus de l’image qu’elle avait de lui. Elle comprenait Alice qui n’était d’ailleurs pas la seule à penser de cette façon, mais Littlejohn était plus qu’un blogueur qui écrivait ce qu’elle voulait lire de la part d’un homme. Elle n’avait pas peur d’avoir des aventures, mais elle désirait une relation, une vraie, et elle pensait sincèrement que Littlejohn était un homme sensible qui n’attendait que le bon moment pour se dévoiler. Et elle était jalouse de la femme qui le toucherait ».

« — Melanie Gordon, en quoi puis-je vous aider ? répondit-elle en gommant un contour. 
— Miss Mel ? Elle fronça les sourcils. Personne n’avait jamais utilisé son pseudonyme de blogueuse sur son téléphone professionnel. 
— Elle-même. Que puis-je pour vous ? 
 Bonjour, Miss Mel, je m’appelle Jonathan Martin. Mel souffla sur son papier pour écarter les bouts de gomme. Jonathan Martin ? Est-ce que cela devait lui dire quelque chose ? Elle se serait souvenue de cette voix, grave et chaude. Ça aurait soulagé pas mal de ses matins, de l’entendre. 
— On me connaît surtout en tant que Littlejohn. Oh. Mon. Dieu ! Son cœur battit furieusement contre sa poitrine. Si elle n’avait pas été assise, elle se serait écroulée. Sa main droite se crispa sur son crayon tandis que la gauche serrait douloureusement le téléphone. 
— Littlejohn ? murmura-t-elle. Pas possible, Littlejohn est en train de m’appeler. 
— Comment allez-vous, Miss Mel ? Elle regarda le dessin imprimé et encadré dans un accès d’adoration désespérée. Elle cachait le cadre chaque fois qu’Alice venait, tellement elle avait honte. 
— Je… fais de mon mieux, bredouilla-t-elle. Elle voulut se gifler. Elle avait Littlejohn, son Littlejohn, à l’autre bout du fil et elle bafouillait ! 
— Savez-vous pourquoi je vous appelle, Miss Mel ? 
— J’ai une légère idée. 
— Est-ce bien moi que vous essayiez de représenter ? 
— Oui. Je ne pensais pas que les gens feraient le lien, avoua-t-elle. J’ai péché par ingénuité. Vous êtes fâché ? 
— Non, je ne le suis pas. Elle se gratta le front avec la gomme de son crayon sans savoir quoi ajouter d’autre. 
— Je ne savais pas que je pouvais avoir autant de visages, reprit Littlejohn ».

4#-Le triangle amoureux : Quand un rival se met au travers de l’histoire d’amour, cela apporte un peu de piquant au récit et je dois dire que pour le coup, dans La réelle hauteur des hommes, Jonathan n’a pas marché, il a couru face à ses doutes et ses interrogations. Personnellement, si j’avais été à la place de Mel, c’est bien entendu de Hugues que je serais tombée amoureuse surtout que celui-ci a été un prétendant charmant (et amoureux) durant tout le récit. Mais non, notre Belle aime les complications et a préféré s’embarquer dans l’histoire d’amour très éprouvante nerveusement avec Littlejohn….On ne choisit pas de qui on va tomber amoureux….

5#-Une histoire d’amour qui n’est pas de tout repos ! S’il y a beaucoup de moments de joie dans cette histoire d’amour, il y a aussi beaucoup de moments où Mel va ressentir énormément de tristesse, ressentir des doutes….Oui, cette histoire nous amène vers énormément de sentiments, pas toujours très agréables, d’ailleurs ! Parfois, on aurait envie de baffer nos deux héros tellement leurs comportements respectifs (enfin surtout Jonathan) peuvent paraître puérils….Jonathan a toujours été malheureux dans sa vie, et en amour (en commençant par l’amour maternel), bien qu’il ait des amis très fidèles et une grande sœur qui le soutient à 100%....Il a un comportement totalement autodestructeur et entraîne avec lui notre chère et douce Mel, qui pourtant, ne cesse d’essayer de le rassurer et de lui dire qu’il est « aimable » et qu’il doit avoir confiance en elle quand elle lui dit qu’elle aime….Et pourtant, il doute toujours, il doute encore et encore…..Je vous avouerai qu’à la fin j’en avais ras le bol de constater à quel point Mel se battait contre des moulins à vents ! Ce fut une lecture intense, c’est moi qui vous le dit ! Et j’admire l’abnégation et la ténacité de notre héroïne car à sa place, il y aurait longtemps envoyé chier Jonathan ! Quelle patience elle a eu ! Mon Dieu, quelle patience !!!!!



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6#-L’acceptation de l’handicap : Allons bon, quand on a un titre qui parle de la « hauteur » des hommes, et un personnage qui se fait appeler « Littlejohn », il n’y a pas besoin d’être Einstein pour comprendre que notre héros est de petite taille, et même un nain ! Et du coup, je ne sais pas si c’est parce que « l’amour est aveugle », mais notre chère Mel a mis du temps pour percuter malgré les nombreux sous-entendus de Jonathan qui insistait quand même lourdement  qu’il y avait quelque chose qui clochait dans son physique ! (Pourtant, Melanie est une fille vraiment intelligente et qui a de l’intuition, vu son métier, mais à mon avis, elle était tellement sous le charme de l’esprit de Littlejohn, son humour et son talent d’écrivain, qu’elle a mis ses questions sur le physique au second plan…)….Bref, mis à part ce détail, une fois que la jeune femme découvre le secret de l’homme dont elle est tombée amoureuse, elle ne va jamais le considérer comme un «demi-homme ». Elle a certes été un peu décontenancée lorsqu’elle l’a aperçu dans le bar mais ensuite, son positivisme et sa grande gentillesse et force morale l’ont poussée à ne pas « avoir peur » de Jonathan et de lui laisser une chance….Chance que notre petit saligot mettra à rude épreuve car on peut dire qu’il aura tout fait pour qu’elle se lasse de lui !!!!! et malgré tout, elle s’est accrochée ! Respect, Miss Mel ! 

Ce que je n’ai pas aimé dans ce livre :  
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1#-L’égoïsme de Jonathan : Je sais que je ne peux pas me mettre à la place de quelqu’un qui souffre d’un tel handicap, cependant, ayant moi-aussi fréquenté un handicapé quand j’étais plus jeune, je sais ce que c’est que le regard des autres posés sur vous dans la rue, sur votre couple. Lire cette histoire m’a rappelé certains souvenirs - pas toujours agréables – surtout que pour expérience personnelle, le mec que je fréquentais, il était aussi tordu à l’intérieur qu’à l’extérieur (j’ai appris plus tard qu’on appelait ce genre de personnes des «Pervers narcissiques »)….Je n’en dirais pas plus, mais il ne faut pas croire que tous les handicapés sont des « victimes » et des gentils blessés….Pour revenir à La hauteur des hommes, j’avoue que j’ai de nombreuses fois levé les yeux au ciel face au comportement de Jonathan. Très sincèrement, je ne sais pas comment Melanie a pu supporter de vivre avec un homme, qui, dès qu'on aborde un sujet «fâcheux » avec lui, va disparaître de la circulation, silence radio, pendant des jours, parfois des semaines…..Et le pire, c’est que notre Melanie avait le beau Hugues qui étaient super amoureux d’elle ! Mais non, elle a préféré le très sombre et très torturé Jonathan...

2#-L’angélisme un peu trop prononcé du roman : Pardon, je vais peut-être en choquer certains mais je ne comprends pas que des parents souhaitent prendre le risque d’avoir un enfant nain ! Melanie dit que si leur enfant – (car à la fin du livre, elle est enceinte) est un nain, ce n’est pas grave, ils l’élèveront avec tout l’amour qu’ils pourront lui donner….C’est mignon, certes, c’est plein de bons sentiments, ok, mais franchement, quand tu attends un enfant, tu veux le meilleur pour lui et lui offrir un handicap dès sa naissance, VOLONTAIREMENT, je trouve que c’est dégueulasse et égoïste ! Alors j’en entends déjà certains qui vont me dire : « mais il ne faut pas voir le handicap comme une fatalité, ça peut être une chance aussi etc etc »….Mouais, en même temps, dans le monde où nous vivons, il vaut mieux être grand, beau, intelligent et en bonne santé que petit, moche, bête et malade ! J’y suis pour rien, moi ! C’est vieux comme le monde et même chez les animaux, les « malades » ont peu de chance de survivre longtemps et du coup, de se reproduire (et de toute manière, les femelles ne recherchent que les « meilleurs mâles » pour transmettre leurs gênes)…..Voilà pourquoi je n’ai pas aimé cette partie-là du livre parce que je veux bien croire que l’auteure Jo Ann Von Haff est sincère en écrivant un livre sur la tolérance et le fait que tout le monde a le droit d’aimer mais en même temps, si Mel, notre héroïne, n’avait pas été une sublime métisse pulpeuse et au contraire une petite naine banale, est-ce que Jonathan, lui, aurait pu tomber sous son charme ? Rien n’est moins sûr…..Car c’est clair que les hommes s’attachent beaucoup plus au physique que les femmes ! (sinon, les vieux milliardaires ne seraient pas entourées de jolies bimbos blondes de la moitié de leur âge…)….A certains moments, j’ai vraiment trouvé les réflexions de Mel bien naïves sur sa volonté d'avoir un enfant avec Jonathan, quel qu'en soient les risques, alors que pourtant, elle a l’exemple de la souffrance psychologique de Jonathan, qui a payé toute sa vie au prix cher sa différence !.....Et désolée, mais si lui s’en tire dans ce bouquin en devenant un auteur à succès (au bout de 35 ans de soufrance), ce serait hypocrite de laisser croire que ce sera le cas pour tous les gens qui ont un handicap....

Pour conclure, même si cette histoire d’amour ne m’a fait pas fait rêver à proprement parler, je ne peux que m’incliner devant l’addictivité de ce livre qui nous pousse constamment à savoir si la romance entre « Miss Mel » et « Littlejohn » est possible ou non sur le long terme car la question est là : peut-on aimer une personne « virtuelle» qui nous a fait rêver à travers les pages de son blog mais est-ce encore le cas une fois que l’on se trouve face à elle, face à ses défauts, ses failles et ses blessures ? Si le personnage de Littlejohn m’a souvent gonflé dans ce livre, à force de se plaindre constamment et de jouer avec le feu en tirant toujours sur la corde et en mettant son histoire d’amour avec Mel en péril, j’ai par contre adoré la personnalité de notre héroïne, ainsi que de sa famille, surtout sa mère, qui a le même caractère et le même humour. Je ne regrette pas une seule fois d’avoir lu La réelle hauteure des hommes, même si, il faut quand même que je sois honnête, Jonathan, le blogueur Littlejohn est aux antipodes de mes "book boyfriends" ! (et depuis le temps, je peux vous dire que j’ai un sacré cheptel de ces beaux bestiaux alors je m’y connais !!!....J’ai honte ! Si mon mari lit ça, il va se foutre de moi ! aie !...).

Ma note : 17/20

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3 commentaires:

  1. Normalement je ne commente jamais, mais je voulais vous remercier pour cette chronique si complète, si développée ! :-) Merci beaucoup !

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  2. Mais je vous en prie ! Merci à vous d'avoir imaginé cette histoire et de l'avoir si bien racontée ! Même si Jonathan n'est pas du tout mon genre de personnage masculin, j'ai adoré votre plume et la personnalité de Mel (et sa joyeuse famille !).

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  3. Littlejohn est mon héros préféré mais uniquement sur papier, je ne suis pas Mel, ma patience a des limites très définies. :-D

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