mercredi 19 juillet 2017

LES HERITIERES - Tome 4 : A cause d'un rendez-vous galant


Tessa Dare
Les Editions J'ai Lu (2017)
Sortie originale 2016
384 pages

Synopsis :
Piers, marquis de Granville, est agent secret au service de la Couronne. Lors d’un bal, alors qu'il fouille la bibliothèque du maître des lieux, il est rejoint par Charlotte Highwood qui le met en garde contre les intrigues de sa mère, une hystérique prête à tout pour la marier. Elle va leur tendre un traquenard, affirme-t-elle. Mais le destin espiègle les rattrape : surpris en tête à tête, ils sont obligés de se fiancer. Catastrophée, Charlotte cherche désespérément un moyen pour échapper à ce mariage imposé. Quant à Piers, attendri par cette charmante gaffeuse et bientôt embrasé par son innocente sensualité, il sent peu à peu tomber toutes ses défenses…

Oh surprise ! Dans ce 4ème tome de la saga Les Héritières de l’auteure américaine Tessa Dare, nous retrouvons le marquis de Granville (rencontré dans le 2ème tome puisqu’il est le frère aîné de Rafe) et pour ce qui est de sa future amoureuse dans ce récit, Charlotte, il s’agit tout simplement de la plus jeune des sœurs Highwood, les héroïnes de la saga phare de l’auteure Les demoiselles de Spindle Cove. Charlotte était une adolescente à cette époque et c’est pour cela qu’aucun tome ne lui avait été consacré, contrairement à sa sœur Minerva, héroine du 2ème tome et Diana, qui a eu droit à un petit tome HS avec son histoire d’amour interdite avec Aaron Dawes le forgeron du village…..



Bien évidemment, je trouve l'idée de l'auteure vraiment géniale de réunir ses deux sagas en unissant les personnages !

"Tôt ou tard, Charlotte verrait celui qu’il était vraiment. Ce vernis reluisant d’honneur qui l’avait bernée s’estomperait et laisserait apparaître la noirceur qu’il dissimulait. Mais il n’était pas prêt. Pas encore. Il avait aimé la façon adorable et compatissante dont elle l’avait regardé, même s’il savait qu’il ne méritait pas cela. Qu’il ne le mériterait jamais".

Ce que j’ai aimé dans ce livre :
1#-L’humour ! Tessa Dare ne peut pas s'empêcher de mettre quelque éléments comiques dans ses romans et je dois dire que pour celui-ci, elle a fait fort ! La scène de l'explication des choses de la vie de Mrs Highwood à sa fille Charlotte a vraiment été épique et je pense que je m'en souviendrai longtemps ! Et que dire aussi d'Edmund, le jeune fils du Sir Vernon, chez qui sont invités Charlotte et Piers, qui sort des trucs improbables et qui croit que Piers a voulu assassiné Charlotte car il avait entendu des bruits suspects (qu'il a su remarquablement retranscrire oralement, sous les yeux effarés de ses parents et de leurs invités)....




"Sir Vernon posa une main sur l’épaule d’Edmund. 
— Dis-moi exactement ce que tu as entendu. 
— J’étais là-haut, dans ma chambre. Cela a commencé par un couinement. Comme ceci : ik, ik, ik, ik. 
Et Charlotte, mortifiée, écouta le petit garçon reproduire avec une fidélité confondante les bruits passionnés du quart d’heure précédent. Chaque soupir, chaque gémissement, chaque grognement. Aucun doute ne pouvait subsister quant à la nature de l’activité qu’il avait surprise. Et personne ne manquerait d’en conclure que Charlotte et le marquis s’étaient livrés à cette activité particulière. En grognant. Et en se servant de cordes. Même dans ses pires cauchemars, elle n’aurait pu imaginer cette scène. 
— Puis il y a eu un râle terrible, et j’ai entendu une dame crier. Alors je suis descendu en courant voir ce qui se passait. Il pointa un doigt accusateur vers la fenêtre et sa banquette. 
— Ils étaient là, ensemble. Manifestement très embarrassé, sir Vernon s’apprêta à dire quelque chose, mais Mme Highwood ne lui en laissa pas le temps. 
— Eh bien, j’espère que lord Granville a l’intention de s’expliquer, décréta-t-elle. — Pardonnez-moi, madame, mais comment savons-nous que ce n’est pas à votre fille de s’expliquer ? demanda sir Vernon en se tournant vers lord Granville. Des rumeurs ont circulé en ville. Charlotte se recroquevilla sur place. 
— Sir Vernon, nous devrions nous entretenir en privé, vous et moi, dit lord Granville. Non, non. Une conversation privée scellerait sa perte. Il fallait que tout le monde entende la vérité, ici et maintenant. 
— C’est faux ! affirma-t-elle. Tout est faux. 
— Traitez-vous mon fils de menteur, mademoiselle Highwood ? 
— Non, mais… Charlotte se pinça l’arête du nez. 
— C’est un vaste malentendu. Il ne s’est rien passé. Personne n’a assassiné ni agressé qui que ce soit. Il n’y a jamais eu de corde. Lord Granville était en train de rouvrir le rideau. 
— Et pourquoi le rideau avait-il été fermé ? s’étonna sir Vernon. 
— Il y a quelque chose par terre, là, dit Edmund. Quand il ramassa l’objet et le montra à l’assemblée, le cœur de Charlotte cessa de battre. C’était une jarretière. Une jarretière rouge vif. 
— Ce n’est pas à moi, insista Charlotte. Je n’ai jamais vu cette jarretière de ma vie. Je vous le jure. 
— Et ceci ? Edmund retourna le ruban et montra quelque chose. Une lettre était brodée sur la jarretière. La lettre C. Charlotte échangea des regards désespérés avec lord Granville. Que faire ? C’est alors que sa mère prit la parole avec force : 
— Je ne puis croire que lord Granville, de tous les gentlemen, se soit comporté d’une manière aussi éhontée et choquante envers ma fille. Mère, non. 
— Je ne peux qu’en conclure qu’il a été dévoré de passion ! déclara théâtralement Mme Highwood".

"Sa mère prit un panier recouvert d’un napperon en coton. 
— Il se peut que tu aies remarqué à l’occasion, en prenant un bain, qu’il existe entre tes jambes une sorte de fente. Charlotte se mordit la lèvre. Il se pouvait, en effet, qu’elle ait remarqué son propre corps, à un moment donné de ses vingt années d’existence… Elle supposait que peut-être, quelque part, il devait exister une oie blanche qui n’avait jamais prêté attention à son anatomie en dessous du nombril. Charlotte n’aurait jamais su comment devenir l’amie de cette pauvre jeune fille. 
— Cela ressemble un peu à ceci. Sa mère sortit du panier un objet arrondi. Charlotte l’observa. 
— Est-ce une pêche ? 
— Oui. Les parties intimes de la dame sont symbolisées par cette pêche. 
— Pourquoi une pêche ? Pourquoi pas une orchidée, une rose, ou n’importe quelle autre fleur ? 
— La pêche présente une fente, répliqua sa mère, sur la défensive. Elle est de la bonne couleur. Elle est… veloutée. 
— Mais ce n’est pas très ressemblant, tout de même. Je veux dire, ce n’est sans doute pas aussi poétique, mais même une moitié de chou aurait au moins eu la dim… 
— Charlotte, je t’en prie. Laisse-moi continuer". 

"Elle aurait préféré, sans la moindre hésitation, être fouettée sur la place publique du village plutôt que de terminer cette conversation. Elle aurait peut-être même préféré la mort. Elle s’arma de courage en voyant sa mère chercher quelque chose dans le panier. 
— Et maintenant, concernant le monsieur… Il est important que, le moment venu, tu ne t’affoles pas. Au repos, le… de l’homme… 
— Le hum, souffla Charlotte. 
— … est une chose relativement anodine, continua sa mère. Cependant, lorsqu’il est excité, cela ressemble plutôt à ceci. De sous le torchon, Mme Highwood sortit un légume mince et courbe recouvert d’une peau lisse et brillante, d’un violet soutenu. Charlotte écarquilla des yeux horrifiés. Non. Ce n’était tout de même pas… Si. 
— Une aubergine ? 
— Un concombre aurait mieux fait l’affaire, mais ils n’en avaient pas à la cuisine. — Je vois, murmura Charlotte d’une voix sans timbre". 

"Charlotte releva la tête et essaya d’exprimer une innocence candide et solennelle. Elle se pencha en avant et posa un doigt sur l’aubergine. 
— Est-ce la taille réelle du hum ? 
— Pas chez tous les gentlemen. Certains sont plus petits. D’autres, en fait, sont plus grands. 
— Mais la plupart ne sont pas aussi violets, j’espère. Elle prit les deux objets et les poussa l’un contre l’autre en fronçant les sourcils avec perplexité. 
— Comment l’aubergine rentre-t-elle dans la pêche ? Sa mère fit une petite grimace. 
— La pêche produit une sorte de nectar pour faciliter le passage. 
— Un nectar ? Comme c’est fascinant… 
— Si le monsieur est doué avec son aubergine, ce ne sera pas trop douloureux. — Et si la dame est douée ? La mariée ne devrait-elle pas savoir comment s’y prendre pour faire plaisir à l’aubergine ? Sa mère garda le silence un moment. 
— Il pourrait… C’est-à-dire, certains messieurs pourraient souhaiter être… euh… caressés. 
— Caressés. Comment caresse-t-on une aubergine ? Comme on caresserait un chaton ? Charlotte posa le légume en travers de sa paume et y fit doucement courir le bout de son doigt. 
— Ou comme des coups de brosse dans les cheveux ? Elle remua les doigts avec davantage de vigueur. Sa mère émit une sorte de couinement étranglé. 
— Tenez, lui dit Charlotte en lui posant le légume sur les genoux. Si vous me montriez ? Devant le visage affolé et empourpré de sa mère, Charlotte perdit le combat intérieur qu’elle livrait depuis de longues minutes et éclata d’un rire libérateur. Puis elle courut se mettre à l’abri pour ne pas se faire frapper par une aubergine. 
— Charlotte ! Sa mère lui lança la pêche à la tête tandis qu’elle atteignait la porte. 
— Mais que vais-je faire de toi ? 
— Ne jamais, jamais me reparler d’aubergines ni de pêches".

2#-Le caractère de Charlotte : Nous avions déjà eu un aperçu de la perspicacité de notre héroïne quand elle était dans le village de Spindle Cove. Dans ce tome qui lui est maintenant consacré, nous pouvons voir qu'elle est vraiment futée et observatrice. Cela lui permet d'ailleurs d'éveiller l'intérêt de Piers dans la mesure où celui-ci est un homme aussi très intelligent et qui a choisi une voie professionnelle particulière et dangereuse en dépit de son rang social. Pour revenir à Charlotte, j'ai aussi aimé son caractère effronté et la manière qu'elle a de prendre les devants pour ne pas embarrasser Piers avec la "lourdeur" de sa mère qui cherche à tout prix à la marier avec le marquis. C'est d'ailleurs étonnant qu'elle n'ait pas trouvé un fiancé plus tôt, d'ailleurs, car cette jeune fille est vraiment exceptionnelle (combinaison de la beauté et de l'intelligence, sans oublier sa jeunesse).....En même temps, il lui fallait sans doute un homme de la trempe de Piers pour supporter sa "modernité" d'esprit et le fait qu'elle ne veuille pas jouer la jeune fille sage et discrète de bonne famille (en même temps, elle a l'exemple de ses soeurs aînées qui n'ont pas non plus eu un comportement conventionnelle). Il faut aussi préciser que même si elle est évidemment attirée par Piers dès le début de leur rencontre, elle ne veut pas le forcer à se marier avec elle, d'abord parce qu'elle veut faire un mariage d'amour et non un mariage de "réparation" pour "sauver sa réputation" et qu'en fait, son rêve le plus cher à ce moment du récit est de pouvoir partir en voyage en Europe avec Delia, la fille du Sir Vernon, qui est sa meilleure amie. (et soit-dit en passant, le fait que tout le monde pense qu'elle a eu des relations sexuelles illicites avec Piers ne joue pas en sa faveur si elle veut passer pour une jeune fille respectable auprès des parents de Delia....). Notre Charlotte une aventurière dans l'âme, jeune, belle, farouche et indépendante....mais elle est aussi une grande romantique qui attend l'amour éternel et inconditionnel avec un le futur homme de sa vie.....Et est-ce que le froid et sérieux Piers pourra répondre à ses attentes ?......

3#-Le charme froid de Piers : Si j’ai bien calculé, Piers a bien dix ans de plus que Charlotte (et peut-être même un peu plus) et du coup, c’est un homme, un vrai, ! Son caractère est assez particulier, ainsi que son métier, puisqu’il est espion pour la Couronne d’Angleterre. Il est habitué à camoufler ses émotions et à garder tous les secrets qu'il collecte….Il a aussi été amené à tuer des hommes lorsqu’il était en mission à l’étranger. On peut donc dire que notre héros a une vraie aura virile et donc, ce fut trop mignon de le voir succomber au  charme de la jeune et rafraîchissante Charlotte ! 



"— Je voudrais tomber amoureuse. Il prit le temps de réfléchir avant de répondre. 
— Je suppose que nous pourrions en débattre. Une fois que vous m’aurez donné un héritier, naturellement. Et uniquement si vous me promettez d’être discrète. Incrédule, elle s’exclama : 
— Vous m’avez mal comprise, monsieur. Je voudrais tomber amoureuse de l’homme que j’épouserai. De plus, je souhaite être aimée de lui. N’attendez-vous pas la même chose du mariage ? 
— En toute honnêteté, non. 
— Ne me dites pas que vous êtes un de ces hommes qui refusent obstinément de croire à l’amour. 
— Oh si, je crois que l’amour existe. Mais je ne l’ai jamais désiré pour moi-même. 
— Et pourquoi donc ? Il regarda en l’air, comme s’il choisissait soigneusement ses mots. 
— L’amour a le chic pour perturber les priorités d’un homme. 
— Je l’espère bien, répondit Charlotte avec un petit rire. 
— C’est précisément pourquoi l’amour est un luxe que je ne peux me permettre. J’ai des devoirs et des responsabilités. De nombreuses personnes dépendent de mon bon jugement. Ce n’est pas pour rien que le poète parle de « tomber amoureux », et non pas de « s’élever » ou de « monter ». Il est impossible de contrôler l’amour, de choisir où on atterrit".

"— Vous avez un peu de mousse à raser… Elle toucha légèrement sa mâchoire. 
— Là. La douceur de son doigt s’attarda sur la peau de Piers. Elle inclina la tête de côté et le contempla d’un air pensif. 
— Je ne vous avais jamais vu sans redingote. Vous êtes bâti plus solidement qu’on ne le croirait. De sa paume, elle l’effleura de l’épaule au coude, en suivant les contours de ses bras puissants. Malgré lui, il banda les muscles. Elle le remarqua. Un élan de pur orgueil viril chauffa le sang de glace. Alors, chérie, que dis-tu de cela ?".

"Ils se contemplèrent, haletants. 
— Je n’ai pas oublié votre identité, chuchota-t-elle en continuant à passer les doigts dans ses cheveux. Ni la mienne. Elle le vit déglutir. Il resserra les mains autour de ses hanches. 
— Vous êtes Piers Brandon, marquis de Granville, diplomate et agent secret au service de Sa Majesté. Elle passa un doigt sur l’inclinaison de son nez patricien. 
— Et je suis Charl… Elle poussa un petit cri. Avec la vitesse et la force d’un coup de fouet, il l’avait retournée sur le dos et allongée sur la banquette capitonnée de la voiture. 
— Vous allez devenir lady Charlotte Brandon, marquise de Granville, femme de diplomate et mère de mon héritier".

4#-Le retour des demoiselles de Spindle Cove : Mon Dieu ! Quand j’ai compris que l’héroine de ce livre n’était autre que la jeune Charlotte présente dans la saga des Demoiselles de Spindle Cove, mon cœur a fait des bonds de joie dans ma poitrine ! Quelle bonne surprise !!! Et du coup, évidemment, l’auteure américaine Tessa Dare ne pouvait pas ne pas « inviter » Minerva et Diana dans le récit ! Cela m’a fait énormément plaisir de les revoir, avec leurs maris (et d’entendre parler de Bramwell, Thorne etc). Que dire de plus ? Je suis vraiment trop contente que Tessa Dare nous ait fait ce cadeau ! (Dois-je vous rappeler que la saga Les demoiselles de Spindle Cove est excellente et que je vous la recommande à 100% ?!...).

"— Comment se fait-il que vous sachiez reconnaître un pistolet Finch ? Elle abaissa l’arme et l’examina. 
— La fille de sir Lewis Finch est une de mes très bonnes amies. J’ai passé plusieurs années à Spindle Cove. Spindle Cove. Il se rappela le bref rapport de Ridley. Le lundi, promenade dans la campagne. Le mardi, bains de mer. Le mercredi, c’est jardinage. Le jeudi… 
— Le jeudi, c’est tir au pistolet, dit-il. 
— Je vois que vous connaissez". 


5#-L'enquête menée par Charlotte : En effet, même s'il n'y a pas eu mort d'homme dans ce livre, notre héroïne a tout de même été "compromise" à cause d'un couple mystérieux qui a eu des relations illicites et secrètes dans la bibliothèque de Sir Vernon. La jeune fille veut lever tous les soupçons qui pèsent sur elle (même si Piers a dit qu'il se marierait avec elle devant tout le monde pour sauver sa réputation alors qu'il sait très bien qu'ils n'ont pas eu de relations sexuelles - ils venaient juste de se rencontrer et commençaient à discuter dans le bureau quand ils ont été interrompus par le couple mystérieux et ils ont du se cacher pour ne pas être vus....Car bien évidemment, le simple fait qu'ils se retrouvent seuls dans la même pièce, un soir, est compromettant pour la réputation de Charlotte...). Bref, tout au long du livre, nous suivons les pérégrinations de notre héroïne qui cherche des indices comme une vraie détective.....Cela va avoir le mérite de la faire se rapprocher de notre héros et va lui faire découvrir sa véritable profession puisque Piers est un espion qui travaille sous couverture, et loin d'en être choquée, vu son caractère, cela va plutôt susciter une vocation d'enquêtrice pour elle !.....Bien entendu, nous découvrirons  la fin du récit qui était le couple mystérieux qui a provoqué cette réaction en chaîne (à savoir les fiançailles impromptues de Piers et de Charlotte sous l'oeil enchanté de Mrs Highwood, bien entendu, qui est folle de joie de voir sa plus jeune fille prendre dans "ses filets" un marquis !)....Et le moins que l'on puisse dire c'est que je ne m'attendais pas du tout à l'identité du couple....Il faut dire que l'auteure va nous mener sur diverses pistes grâce à Charlotte et que certaines pouvaient être faussées....

"— Je ne vois guère ce que des grognements et des couinements pourraient nous apprendre. 
— Eh bien, cela nous procure la certitude raisonnable que les amants étaient une femme et un homme. Et non pas deux femmes ou deux hommes. Il resta bouche bée. 
— Ne suis-je pas censée savoir que ce genre de couples existe ? demanda-t-elle. J’ai beau m’être fourvoyée dans l’assemblage du chérubin, je vous rappelle que je suis innocente, mais pas ignorante. Il l’invita d’un geste à poursuivre. 
— Je suis tout ouïe. Cette fille lui réservait surprise sur surprise. Il avait hâte d’entendre la suite". 

"— Je vous en prie, ne m’adressez pas ce regard réprobateur. Je sais que j’ai eu tort, mais j’essaie de me rendre utile. Notre avenir est en jeu. 
Ce n’était pas un regard réprobateur. Piers était impressionné. Il savait qu’elle était intelligente, mais il ne lui avait pas prêté des capacités de déduction aussi affûtées".

Ce que je n’ai pas aimé dans ce livre :
Absence d’animal mascotte : Je suis un peu déçue que l’auteure n’ait pas inclus une nouvelle fois un animal facétieux dans son récit. Certes, il y a l’évocation du vieux papy chien Ellingworth, héros canin du 2ème tome, mais vu son grand âge, il n’a malheureusement pas survécu assez longtemps pour voir son maître enfin trouver l’amour….Jusqu’à la dernière page, j’ai espéré que Tessa Dare inclus un animal, c’est dommage car comme cela avait été le cas dans les trois précédents tomes, cela faisait une dynamique au récit qui était assez divertissante ! (surtout avec les animaux « particuliers » des 1er et 3ème tomes…).

"— En attendant, si vous me parliez de votre chien ? 
— Je n’ai pas de chien. 
— Je sais que vous n’en avez pas ici. Mais vous devez bien en avoir un quelque part. Tous les gentlemen ont un chien. 
— J’ai eu un bouledogue appelé Ellingworth. Je l’ai eu âgé d’à peine deux mois, quand j’étais à l’université. Durant les années que j’ai passées à l’étranger, il a vécu avec mon père ou mon frère. À mon retour de Vienne, c’était un très vieux monsieur ; il m’a reconnu, cependant. Nous avons bien profité l’un de l’autre, mais il est mort l’année dernière. Elle discerna dans son regard une certaine réserve, mais son instinct lui souffla de ne pas insister".

Pour conclure, j’ai vraiment adoré me plonger une nouvelle fois dans cette saga historique. Tessa Dare a vraiment beaucoup d’humour et sait rendre ses personnages attachants sans les tourner au ridicule. Pourtant, il y aurait pu avoir matière, notamment avec la mère de Charlotte, Mrs Highwood, que les lecteurs de la saga Les demoiselles de Spindle Cove ont déjà vu à l’œuvre…..Nous en découvrons un peu plus sur elle et nous pouvons ainsi comprendre pourquoi elle tient tant à ce que ses filles fassent toutes un beau mariage….Et le couple formé par Piers et Charlotte, alors ? Et bien j’ai adoré leurs échanges ! Charlotte est beaucoup plus jeune que Piers, dans la mesure où lui a dépassé la trentaine alors que elle, elle n’est qu’au début de sa vingtaine, et pourtant, leur couple fonctionne du tonnerre ! J’avais un peu peur de retrouver Piers car je n’avais pas forcément une très bonne image de lui, par rapport au 2ème tome de la saga, consacré à son frère Rafe, mais finalement, j’ai changé d’avis car en connaissant en plus son enfance traumatisante, notamment avec les circonstances de la mort de sa mère, on peut comprendre qu’il mette ainsi autant de distance avec les autres et ne souhaite pas s’investir émotionnellement ! Si vous souhaitez lire une romance historique avec beaucoup d’humour, de la sensualité mais aussi un peu de suspense (avec le fil conducteur du mystérieux couple dont Charlotte tente de découvrir l’identité), je ne peux que vous conseiller A cause d'un rendez-vous galant ! Tessa Dare est vraiment l’une de mes auteures favorites en matière de romances dans l’Angleterre du début du XIXème siècle et j’espère vraiment qu’il y aura un cinquième tome à cette saga ! (L’avenir nous le dira !).




Ma note : 18/20

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